Tintamarre dans les commerces - et À L'EXTÉRIEUR DE CEUX-CI

Le RQCB dénonce la culture du vacarme qu’il faut stopper absolument. À ce sujet, nous ne saurions mieux faire d'entrée de jeu que de donner la parole à Ariane Krol, une journaliste de La Presse sur la question (voir Une banane dans l’oreille, le 14-01-06).

« La pollution sonore est un danger reconnu en milieu de travail (…) Ce n’est malheureusement pas le cas dans les espaces de récréation et de divertissement comme en témoignent les volumes aberrants infligés au public des salles de cinéma et des arénas. »

Aberrants, c’est bien le cas ! La Société canadienne de l’ouïe a constaté en effet que la bande sonore d’un film peut atteindre des pointes de 110 décibels, ce qui est plus élevé que le bruit produit par un chasse-neige, un marteau pneumatique ou un spectacle rock. Même si le son ne se maintient pas à 110 décibels toute la durée du film, les audiologistes rappellent qu’une personne exposée quotidiennement à plus d’une minute d’une telle intensité sonore court le risque de subir une perte d’audition permanente. Il y a également tout le dossier du vacarme musical qui se répand dans tous les commerces du Québec, et qui fait intégralement partie de cette néfaste culture du bruit que nous dénonçons et que nous invitons tous les Québécois et toutes les Québécoises à dénoncer. Cessons s’il vous plaît d’endurer en silence. À ce sujet, encore la même journaliste, A.Krol, d’ajouter :

« Le racolage musical n’est pas seulement agressant (ce qui est déjà énorme et inadmissible), il est aussi vulgaire qu’un étalage de couleurs criardes. À quand une campagne contre le mauvais goût sonore ? »

Racolage, nous adorons le terme choisi. Il y a des limites en effet aux moyens auxquels peut recourir la compétition commerciale. S’il vous plaît, rien qui agresse et nuise à la santé et à l’équilibre mental de nos concitoyens et concitoyennes ! Il y a des limites à tomber aveuglement dans la fureur de vendre, dans la fureur d’inciter à une consommation effrénée. Les commerçants doivent être conscients du tort qu’ils causent et de l’irritation qu’ils génèrent. Faisons leur savoir. Il n’est pas permis de tout faire parce que l’on veut vendre et vendre encore. Il n’est pas permis dans une collectivité de ne penser qu’à vendre. Une collectivité doit aussi avoir le loisir de penser à ce qu’elle veut, de penser à ce qu’elle veut comme avenir, tant sur son territoire que sur l’ensemble de la planète. Pour cela, il faut que cesse le bruit qui abrutit, le bruit « abruitissant ».

Que les marchands soient mis au fait qu’il y a une augmentation massive de la nuisance à partir de 60 dB(A), que déjà à 70dB(A), c’est 42% des personnes qui se trouvent fortement dérangés. Alors, s’il vous plaît, marchands, ne dépassez pas ce seuil de 60 dB(A), c’est une question de santé publique. Ce n’est pas pour rien que les municipalités de Laval et de Montréal limitent respectivement le bruit mesuré à l’extérieur durant le jour à 55 dB(A) pour Laval (ce qui correspond exactement en passant à la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)) et 60 dB(A) (Montréal). Ce qui est bon pour l’extérieur devrait être bon pour l’intérieur du magasin lui-même. Une simple question de logique !

Il est primordial d’informer la population québécoise sur l’ampleur de la pollution sonore parce que les problèmes de surdité frappent de plus en plus tôt. Et frapperont de plus en plus de gens. Aujourd’hui, d’après les chiffres de la Communauté américaine des personnes malentendantes, environ 10% de la population mondiale souffre de problèmes auditifs, une proportion qui ne cesse de croître. D’ici une dizaine d’années, on estime que 700 millions de personnes dans le monde souffriront de tels problèmes. Réagissons au plus tôt.

RÈGLEMENT SUR LE BRUIT À MONTRÉAL ET, DANS LES ÉTABLISSEMENTS, SEUILS DE BRUIT FIXÉS PAR ORDONNANCE

On trouve le lien à suivre vers le règlement contre le bruit à Montréal dans notre section RÈGLEMENTS MUNICIPAUX. Le revoici.

Règlement sur le bruit à Montréal - R.R.V.M.c.B-3

Indiquons ici des chiffres importants en ce qui a trait au bruit à l'intérieur des établissements, en d'autres termes aux SEUILS DE BRUIT fixés par ordonnance à Montréal.

* Dans les locaux ordinairement utilisés pour la danse et la musique, la mesure se prend à une distance de 3 mètres des hauts-parleurs de la sonorisation ou des instruments de musique et le niveau de bruit maximal toléré est de 98 décibels. (conformément aux articles 20.1 et 20.2 du règlement no 4996 sur le bruit).

** Dans les bureaux ou locaux commerciaux sonorisés, la mesure se prend de la même façon à une distance de 3 mètres des hauts-parleurs de la sonorisation et le niveau de bruit maximal toléré est de 70 décibels. (conformément aux articles 21.1 et 21.2 du règlement no 4996 sur le bruit.)

Lien vers le règlement 4996 sur le bruit, où l'on retrouve les paragraphes mentionnés.

Ordonnance no. 2 - Ville de Montréal

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Du règlement montréalais, signalons encore (comme nous le faisons dans la section RÈGLEMENTS) les aspects nets suivants :

LE BRUIT LE JOUR

- Il est interdit de produire un bruit qui s'entend à l'extérieur d'un lieu habité en tout temps au moyen d'instruments à percussion ou d'instruments fonctionnant à l'électricité.

- Il est interdit de produire un bruit qui s'entend à l'extérieur au moyen d'appareils sonores, de sirènes ou de système d'alerte (sauf s'il y a un permis), de cris, clameurs, chants, altercations ou tout autre forme de tapage.

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Salles de cinéma

Le bruit dans les salles de cinéma est décrié par une foule de Québécois.

La revue TAPAGEUR du 14 novembre 2006 (vol. 4, no. 4, page 7) informait de l'existence d'une autorèglementation des niveaux sonores par les cinémas du Québec. On relatait les choses dans les termes suivants.

Depuis le 1er septembre 2006, les cinémas du Québec ont convenu de normes sonores à respecter pour toutes les bandes-annonces et toutes les publicités présentées sur les écrans. En effet, six associations de l'industrie du cinéma et de la publicité québécoise, conscientes des demandes du public, se sont dotées de normes précises afin de fixer un niveau sonore maximal moyen. Selon le président de l'Association des propriétaires de cinémas et de cinéparcs du Québec, Mario Fortin, « l'expérience cinématographique se doit d'être heureuse; si les cinéphiles n'entrent plus dans les salles parce que le niveau sonore est trop élevé ou qu'ils en sortent en se plaignant de l'expérience qu'ils viennent de vivre, tout le monde y perd ». L'entente prévoit que les bandes-annonces devront respecter la norme de 85 dB Leq(1m) et, les publicités, la norme de 82 dB Leq(1m) . Un contrevenant pourra se voir interdire la diffusion de sa bande-annonce ou de sa publicité par les propriétaires de salles de cinéma. Il semble que la majorité des bandesannonces et des publicités respectaient déjà ces normes moyennes, mais on a voulu arrêter la tendance qui se dessinait depuis quelques années. Un programme de vérification et de calibrage sera mis en place et les salles de cinéma se verront attribuer un certificat de conformité.

Nous aimerions dire 2 choses à ce sujet. D'abord que les niveaux sonores continuent d'être beaucoup trop élevés. Il nous paraît que l'autorèglementation autorise des niveaux sonores indus. Ce qui n'est pas très surprenant.

Nous avons eu l'occasion samedi le 13 octobre de prendre des mesures (au sonomètre) au cinéma Guzzo à Laval sur le boulevard des Laurentides. Dans la salle 1.

Observations :

a) Durant les bandes annonces, nous avons relevé à plusieurs reprises des pointes à 84 et à 86 décibels, ce qui est nettement trop élevé, dix décibels trop élevés. Nous considérons que les bandes annonces ne devraient pas dépasser 75dB(A) en tout temps, ce qui signifie déjà 15 décibels au-dessus du 60 décibels correspondant à la zone de confort des citoyens - la référence du bruit autorisé dans l'espace public dans plusieurs règlements municipaux.

b) Pire encore. Au cours des liaisons entre bandes-annonces, sortes de pub maison en somme, nous avons relevé des pointes à 91 décibels, ce qui est absolument inadmissible et profondément intolérable !

Nous allons poursuivre nos observations. Que ceux qui possèdent un sonomètre ne se gênent pas pour prendre des mesures et nous les transmettre d'ailleurs. Il faudra aussi porter plainte, à toutes les fois que c'est requis. Le président de l'Association des propriétaires de cinémas a l'air d'être sensible à cela dans ce qui est rapporté par le bulletin TAPAGEUR. Il faudra bien évidemment que les autorités québécoises établissent une règlementation nette à ce sujet. Il en va du bons sens. Nous n'avons absolument pas besoin d'être bombardé(s) lorsque nous nous rendons voir un film.

À l'adresse qui suit, on peut avoir accès aux divers numéros du bulletin TAPAGEUR parus jusqu'à maintenant: http://www.santeautravail.net/Afficher.aspx?page=1068&langue=fr

 

NIVEAU EXTRÊME DU SON AU CINÉMA ET SANTÉ AUDITIVE DES BÉBÉS

Le niveau de bruit extrême qui règne dans les salles de cinéma pourrait avoir une incidence négative sur la santé auditive de votre jeune enfant. On invite fortement les parents qui choisissent d’amener leur poupon ou leur tout-petit au cinéma à protéger l’ouïe de leur enfant et à s’assurer de demander au préposé de baisser le volume. Il faudra bien aussi établir des normes pour régler le problème à la source. À ce sujet, lire le papier en entier à l'adresse suivante, page de l'Association canadienne des orthophonistes et audiologistes (CALSPA/ACOA) :

http://www.caslpa.ca/PDF/feature%20articles/french_movies_and_babies_dont_mix.pdf

SPECTACLES EN PLEIN AIR- VOLUME INDU

Loin de nous l'idée de dénoncer toute manifestation culturelle en plein air. Fêter, festoyer a sa place dans une l'espace collectif. Il y a lieu néanmoins de poser un certain nombre de questions quant à la pollution sonore résultant d'un certain nombre de spectacles tenus à l'extérieur.

- N'y a-t-il pas lieu de réfléchir sur le nombre de spectacles bruyants au cours d'un même été surtout en un même site ?

- N'y a-t-il pas lieu de s'interroger sur le nombre de décibels permis lors de pareils spectacles ? En effet, dans la mesure où les moyens techniques se sont considérablement développés, l'utilisation de ces derniers moyens donnent lieu à des excès abominables. Plusieurs personnes se rendent voir ces spectacles parce que ceux-ci les intéressent. Ceux-là en profitent. Mais que dire des centaines et des milliers de personnes résidant dans l'entourage et qui sont très gravement incommodées, agressées par tel ou tel spectacle. Est-il normal qu'étant donné le nombre de décibels, des gens habitant à dix, quinze, dix-huit rues de distance de l'événement soient privés de la quiétude à l'extérieur de leur propre demeure, s'empêchant de sortir dans leur jardin ou sur leur galerie par exemple ? Il est évident que la réponse est non.

Il faut que les autorités municipales prennent leur responsabilités. Il faut aussi que Québec prenne ses responsabilités. Il faut de toute urgence légiférer pour qu'un nombre de décibels maximal soit autorisé lors de spectacles en plein air, également une réglementation sur le calibrage autorisé tant pour les aigus que pour les graves et les extrêmes graves. Il faut que des inspecteurs se rendent sur les lieux pour vérifier ce qu'il en est. Il est révolu le temps où en octroyant un permis, on donne aux organisateurs carte blanche. Ils ont alors tous les droits pour agresser des milliers de gens avec une pollution sonore démente, dans certains cas avec une musique d'enfer qui tape profondément sur les nerfs.

Des exemples récents :

- Le rallye Harley-Davidson tenu samedi le 23 août 2008 au parc Jarry à Montréal, tout près du stade de tennis. Nous avons mesuré qu'à l'équivalent de dix-huit rues de l'endroit, il n'était pas possible de relaxer dans un jardin sans être dérangé par la musique infernale qui jouait là-bas. Qui est allé vérifier le niveau sonore à proximité des hauts-parleurs de l'événement ?

- Dimanche le 10 août 2008. En plein après-midi, un spectacle se tient au stade Saputo. Ce jour-là, peu importe où vous étiez au jardin botanique de Montréal ou au parc Maisonneuve, vous n'aviez le choix de porter des boules efficaces dans les oreilles, sinon c'était comme si le spectacle se déroulait a 2 pouces de vos oreilles. Des réverbérations sonores constantes. Une très grande difficulté d'apprécier la beauté du jardin botanique montréalais. Qui est allé vérifier le niveau sonore à proximité des hauts-parleurs de l'événement ?

- juillet 2007. Festival de jazz, un événement par ailleurs fantastique. La musique d'un spectacle était tellement forte, notamment à cause de la présence indue des extrêmes basses, qu'à proximité d'une autre scène vous entendiez constamment le vacarme du premier spectacle sans évidemment pouvoir apprécier celui pour lequel vous vous étiez déplacé. Quelqu'un a fait l'expérience : à proximité du second groupe musical il a inséré les fantastiques bouchons d'oreilles allemands de marque Ohropax et, même à ce moment-là, le son pourri et pénible du 1er spectacle lui parvenait encore dans l'organisme. Qui était allé vérifier le niveau sonore à proximité des hauts-parleurs de l'événement numéro 1 ?

Les mentalités doivent être changées.

a) Baissons le volume s'il vous plait ! Établissons une norme à ne pas dépasser dans ce genre d'événement. Les choses n'en iront que mieux pour la santé de tout le monde. Nul besoin de risquer de devenir sourd pour apprécier la vie et la musique.

b) Établissons également des normes particulières pour le volume des aigus et pour le volume des basses et des extrêmes basses. La musique doit être exécutée pour ceux qui ont envie de l'entendre, pas imposée de force à ceux qui n'en ont cure.

RÈGLES ACTUELLES À MONTRÉAL À CE CHAPITRE

L'ordonnance no. 9 complétant le règlement sur le bruit à Montréal fixe le niveau de décibels en pareille circonstance.

a) 75 dBA, mesuré à une distance de 5 m d'un appareil sonore.

b) 80 dBA, mesuré à 35 m d'une scène.

Ordonnance no. 9. On se référera aux pages 9 et 10 du document vers lequel conduit le lien ci-dessous.

Ordonnance no. 9

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NOTE DU RQCB. Ces seuils fixés sont souvent largement dépassés lors des spectacles extérieurs à Montréal. Il y a donc lieu d'en demander le respect. Par ailleurs, ces normes seront à réviser parce que trop laxistes et ne tenant pas compte notamment des caractéristiques actuelles des systèmes de son utilisés, par exemple le recours aux caissons d'extrêmes graves qui produisent des ravages terribles dont il faut tenir compte.

BRUIT DES BARS – BRUITS DES BARS – BRUITS DES BARS -

Ceux qui ont vécu, ou qui vivent encore dans le Vieux-Montréal, vous diront que c'est beau, mais que la pollution sonore augmente. L'arrondissement Ville-Marie a adopté en juin 2008 un règlement plus sévère contre le bruit. Mais encore faudra-t-il qu'il soit appliqué. Un reportage de Radio-Canada réalisé par Vincent Maisonneuve.

Notre solidarité et nos encouragements à des gens comme Stéphane Bollard qui livre un fort juste témoignage dans ce reportage..

http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia%3D/Medianet/2008/CBFT/TelejournalMontreal200806181800_2.asx&promo%

POLLUTION PAR LE BRUIT - RAPPEL D'UN JUGEMENT IMPORTANT EN 2005 : LA COUR SUPRÊME DONNE RAISON À MONTRÉAL CONTRE UN BAR TONITRUANT À L'EXTÉRIEUR

Lire l'article du journal Le Devoir qui résumait le contexte et l'important jugement rendu.

http://www.ledevoir.com/2005/11/04/94251.html

Station Mont-TremblantAGRESSIONs SONOREs SIGNÉEs TREMBLANT

Goûter la nature l'automne, ça vous dirait ?

Mais le bruit est trop souvent au rendez-vous. Voici ce qui a été observé le 12 octobre 2009 dernier à Tremblant par un sympathisant antipollution sonore.

"Vingt-cinq minutes après notre départ sur le sentier de randonnée le Grand Brûlé, nous entendions encore le tintamarre de la débile discothèque extérieure que nous avions remarquée au bas des pentes. La chose est tellement révoltante ! Quand comprendra-t-on que nous n'avons pas du tout envie d'entendre de la musique constamment. La nature en elle-même est suffisante à nous combler...sans martelage.

Une heure après le départ, ce fut ensuite le vacarme des motos, du moins ce qui nous est apparu tel. Deux heures de marche plus tard et plus haut - ce n'est pas rien -, cette calamité de motos bruyantes était encore audible. Un autre marcheur signalait que c'était possiblement l'horrible bruit émanant du circuit Mont-Tremblant. Nous ne savions pas qu'une niaiserie pareille telle qu'une piste de courses existait à cet endroit.

Je souhaite que toutes les personnes dérangées par de pareils bruits inutiles, à commencer par cette musique tonitruante en plein air porte plainte à qui de droit. Il faut le signaler. "

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NOTE DU RQCB. Qui n'a pas remarqué, l'hiver, à quel point à la remontée mécanique du versant sud la musique extérieure était forte et agressante. Ça aussi, ça méritera d'être dénoncé. Ne vous gênez surtout pas pour le faire et tenez nous au courant de vos observations.

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Témoignages


COMMENTAIRES ELVIS EXPERIENCE
(Ce commentaire concernant le volume sonore trop élevé lors des spectacles nous a été acheminé à nous, de même qu'au journal La Presse)


Mercredi le 24 août dernier, nous avions choisi d'assister au spectacle Elvis Experience.  Malheureusement, notre expérience ne fût pas à la hauteur de nos attentes, loin de là.  Les artistes sur scène ne sont pas en cause, avec des prestations qui correspondaient à tout ce que nous avions lu ou entendu au sujet de ce spectacle.
Nos difficultés sont en lien avec la sonorisation du spectacle.  Le niveau du volume sonore était si élevé que nous ne percevions qu'un abrutissant, envahissant et tonitruant, intolérable mélange de bruit dans lequel il nous était impossible d'identifier le son d'un instrument particulier (...ni même celui de 4 trompettes ou de 2 trombones !!!) .  Inutile de mentionner que les violons et violoncelles nous ont semblé ne faire que de la figuration, les choristes criaient dans leurs microphones et avaient de la difficulté à se faire entendre...bref le sonorisateur de ce spectacle présente des problèmes de surdité, probablement chroniques et liés à l'emploi, et il apprécie particulièrement le bruit de la batterie et le son des guitares...
Quant à nous, par crainte de subir des dommages permanents à notre système auditif, nous avons quitté la salle au moment de l'intermission et nous sommes rentrés à notre hôtel extrêmement déçus, en pensant que les frais  investis pour cette soirée...billets, hôtel, restos, essence etc...nous auraient permis plusieurs concerts à la Maison Symphonique.

Il est particulièrement alarmant que cette situation  se soit généralisée: une très grande majorité des spectacles "live" , à l'extérieur comme en salle, présentent des niveaux sonores inacceptables ...et générateurs de troubles auditifs à long terme...

Nous n'avons pas l'impression que, pour la collectivité, notre environnement sonore soit aussi partie de notre environnement physique au même titre que l'air ou l'eau...Il faudrait pourtant s'en préoccuper. Désolant...

Gérald Aubry et Micheline Comte
Salaberry-de-Valleyfield - 26 août 2016
 

POUR UN ENVIRONNEMENT SAIN, SANS BRUITS EXCESSIFS NOCIFS

J'adhère aux objectifs du RQCB. Mon rêve est de voir celui-ci devenir plus visible dans la revendication d'un « environnement sain, sans bruits excessifs nocifs ». En effet, comme vous l'énoncez, est-ce encore possible de trouver un espace, un endroit calme où faire l'épicerie, magasiner, manger au resto, choisir un livre ?... Maintenant, presque chaque commerce (épiceries: IGA, Provigo, Metro ; centres d'achat, restaurants, boutiques, magasins)  rivalise de musique énervante, bruyante, qui nuit à la concentration et à la prise de décision éclairée de la clientèle et qui empêche une communication appropriée entre les employé-es et les clients lorsque c'est nécessaire.

Bach Lan Duong, Québec, Qc  - 4 février 2013

 

CINÉMA ET BRUIT

"Dans la plupart des salles commerciales, assister à la projection des publicités et des bandes-annonces relève maintenant de la torture. "

Bernard Émond, cinéaste

Extrait d'un texte de Bernard Émond, intitulé LE TINTAMARRE, inséré dans son ouvrage paru en 2011 - "Il y a trop d'images."

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NIVEAU DE SON DANS LES CINÉMAS

Cher Regroupement québécois contre le bruit,

Bravo pour le travail que vous faites ! Je voudrais me pencher sur le volume du son dans les cinémas. C'est franchement étourdissant, pour ne pas dire abrutissant, encore plus pendant les annonces avant la projection du film. La première fois que j'ai amené mon fils de 3 ans au cinéma pour voir un film, quand le son à commencé, mon enfant a sursauté de peur.

Cela dit, le niveau du bruit dans les salles de cinéma afflige tout le monde, tous âges confondus. Un niveau du son si élevé a des incidences négatives sur la santé auditive, ça provoque du stress et ça enlève l'envie de retourner dans les salles de cinéma. Bref, tout le monde y perd, les cinéphiles et les propriétaires des salles de cinéma.

Diego Herrera, Montréal , Qc - 28 déc. 2011

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" Je suis tout à fait intéressée aux objectifs de votre regroupement. Il y a des années que nous essayons, mon conjoint et moi, de faire prendre conscience, dans les lieux publics où nous évoluons, que le niveau sonore est bien trop élevé. Au cinéma par exemple que nous aimons beaucoup, nous n'y allons plus depuis des années qu'avec des boules dans les oreilles, et nous pensons avec tristesse à tous ces gens autour qui sont en train de dégrader leur santé. Il y a une dizaine d'années, nous avons dû quitter le YMCA de notre quartier  (NDG) pour celui du quartier voisin (tout de même beaucoup plus raisonnable) parce que, semble-t-il, il n'y avait pas assez de plaintes à propos du niveau sonore pour qu'on le baisse légèrement. J'ai fait venir une étude d'un prof de McGill qui expliquait que les gymnases étaient les endroits où les abus sont flagrants, ce qui peut être très nuisible à la santé (et pas seulement pour l'ouie) que j'ai envoyé au Y en leur disant que lorsqu'ils baisseraient le bruit, qu'ils fassent signe, nous reviendrions. (Nous n'avons jamais eu de nouvelles). Quant aux cinémas, il n'y a jamais personne pour écouter les plaintes, et sur leurs sites, pas toujours de rubrique pour pouvoir leur écrire.
Bref, bravo pour l'idée d'un lieu d'échange où nous puissions mutuellement nous mettre en garde contre les endroits à éviter et qui puisse aider à faire prendre conscience des nuisances du bruit.
Bien cordialement "

Marie-Christine Paret, Montréal, Qc
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HEUREUSE ET NÉCESSAIRE INITIATIVE

" Quand j¹entre dans un restaurant où il est impossible de se parler, jedemande le principal responsable et je lui dis que je ne mangerai pas là à cause du bruit, et je pars manger ailleurs. Si tout le monde faisait pareil, il me semble que le ton baisserait ?
Dans les centres commerciaux, de nombreuses boutiques exagèrent côté musique. Il m¹est arrivé de dire que je suis prête à dépenser chez eux à condition d¹enlever complètement la musique. Et ils le font! Imaginez le soulagement du personnel qui en a, lui aussi, jusque-là.
En effet, il faut trouver la cause de tout ce vacarme. Je soupçonne la difficulté de l¹humain moderne à être confortable dans le silence. On préfère s¹anesthésier avec le bruit.
Comptez-moi parmi vos sympathisants. "

Michèle Fairfield, St-Bernard (Lacolle), Qc

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" Suite à votre appel lancé dans l'édition du Devoir (16.12.06), la présente a pour but de vous faire part de mon appui enthousiaste. Je suis déjà membre du Regroupement québécois pour personnes avec acouphènes et je crois, comme vous, que "l'alerte aux décibels" est un apport essentiel à la qualité de notre environnement présent et futur et que cet aspect est totalement ignoré dans nos sociétés actuelles. Comme beaucoup d'autres sans aucun doute j'ai déjà, entre autres, effectué des plaintes à ce sujet notamment auprès des chaînes de cinémas Famous Players et Odéon sans aucun succès. Je crois évidemment, comme vous, que "l'union fait la force" et que plus nombreux nous serons à protester et combattre cette pollution croissante et "normalisée", plus nous aurons, aussi ironiquement cela puisse paraître étant donné notre objectif, la chance de "nous faire entendre"! Ma conjointe, ayant également des problèmes d'acouphène, se joint à moi pour signer votre pétition et j'apprécierais énormément que le Comité de la revue "L'Oreille bruyante" du RQPA fasse paraître cette lettre dans ses pages avec vos coordonnées: Regroupement québécois contre le bruit ( http://www.rqcb.ca ).
Salutations cordiales ! "

Pierre Samuel et Jocelyne Bergeron, Montréal, Qc

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"Veuillez s.v.p. ajouter mon adresse à la liste de personnes contre le bruit. Il y a un bail que je ne vais plus au cinéma, je fuis comme la peste les endroits où il faut crier pour s'entendre etc etc. "

Rita Turcot, Montréal

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J'ai découvert l'existence du Regroupement québécois contre le
bruit grâce à l'émission Maisonneuve en direct
du 21 mai 2007, à la première chaîne de Radio-Canada. Après avoir parcouru votre site web , je me déclare solidaire de tous vos objectifs  et vous demande de m'inclure dans la liste de vos
adhérents. En espérant que nous serons bientôt en nombre suffisant pour que les pollueurs sonores de tout acabit consentent enfin à nous écouter. Par exemple, je suis ressorti l'autre jour complètement assommé d'un cinéma Cineplex Odeon, sans même attendre la fin de la représentation, tant le volume de la bande sonore était élevé. Bien que le gérant du complexe multisalles  concerné (StarCité) ait poliment entendu ma plainte, j'ai eu l'impression qu'il ne pouvait absolument rien faire, tout étant décidé par la haute direction.

J'envoie copie de ce message avec votre adresse à quelques personnes
qui sont également susceptibles de s'intéresser à cette cause.


Clément Fontaine, Montréal, Québec

...

C'est en écoutant l'émission de Pierre Maisonneuve à Radio-Canada, aujourd'hui même, que
j'ai découvert l'existence du RQCB. Je dis bravo à votre initiative et je désire être inscrite dans votre liste d'adhérents. Je n'ai pas encore pu lire toutes les pages de votre site mais je crois, à première vue,
que le bruit dans les cinémas n'y est pas mentionné.
Ne serait-il pas possible, dans notre monde, que l'on puisse aller voir des films sur
grand écran sans se faire défoncer les tympans?...!!!

En tant que musicienne-éducatrice, partout où je passerai, je répandrai la bonne nouvelle
que vous existez!

Lorraine Raby, Sainte-Adèle, Qc


LETTRE À FAMOUS PLAYERS

adressée à : guestservices@famousplayers.ca


Nous sommes deux cinéphiles, parmi tant d'autres, qui naturellement adorent le cinéma, mais nous déplorons le niveau de son de plus en plus élevé que vous imposez à votre clientèle. Les nouvelles technologies n'ayant maintenant plus de limites, jusqu'à quel point de non-retour les dirigeants de vos nombreuses salles iront-ils pour tester le niveau de tolérance auditive de leur clientèle ? Ce niveau est particulièrement intolérable lors des annonces publicitaires précédant le programme principal. Les nombreuses plaintes adressées à ce sujet à vos représentants demeurent malheureusement lettre morte étant donné l'attrait naturel de l'art cinématographique de votre
clientèle qui demeure captive. Il est tout de même dommage que plusieurs cinéphiles ne trouvent plus agréable de fréquenter vos salles et préfèrent préserver leur santé auditive contre cette pollution par le bruit de plus en plus intolérable.

Bien à vous,


Pierre Samuel et Jocelyne Bergeron, Montréal - novembre 2007

CONTRE LE BRUIT

  Je suis d'accord avec vous au sujet du bruit. Il est temps de mettre des règles sinon la prochaine génération aura un problème de surdité. Tout est trop fort partout. Je ne vais plus au cinéma car même mes bouchons laissent passer le bruit des annonces. En fin de semaine nous sommes allés voir jouer notre fils au hockey et avons décidé de s'en aller tellement la "musique" était forte dans l'aréna pendant les périodes d'arrêt de jeu.

Je critique souvent le bruit et je n'en reviens pas que les gens tolèrent ça. Quand je vais dans un commerce, je mentionne souvent que la radio est trop forte. Aussi je déplore qu'on nous fasse entendre du bruit quand on nous met en attente au téléphone.

Merci de me lire et Salutations,


Louise Charron  - 19 novembre 2007                  

 

LA MOINDRE SORTIE

Je souhaite adhérer à votre association.
   
     Je trouve inadmissible que la moindre sortie ne devienne une lutte pour la survie de l'ouïe : cinéma, bars, spectacles.  Y a-t-il des lois sur le nombre de décibels/proximité des clients ?  Où sont les agents et inspecteurs ?  Il y aurait beaucoup d'argent à faire avec les contraventions !
 
     Merci d'en prendre note,
 

Olivier Brault, Terrebonne - janvier 2008


MUSIQUE ET BRUITS INSUPPORTABLES

Bonjour,

Je suis bien d'accord avec votre regroupement.

Lorsque je vais au cinéma, je porte des bouchons, j'en ai toujours sur moi car le bruit incommode beaucoup et je ne suis pas la seule.

Nous avons passé les vacances de Noël à Disney, mon petit-fils et moi en avons porté à maintes reprises car souvent la musique et les bruits étaient insupportables.
     
Merci pour votre travail,


Fleurette Rivest - 17 janvier 2008

 

MUSIQUE FORTE GÉNÉRALISÉE

C'est en lisant la revue Le Bel Âge que j'ai entendu parler de votre regroupement. Et c'est avec plaisir que j'adhère à l'équipe du RQCB. Je déteste magasiner au son d'une musique très forte : or c'est hélas devenu généralisé : épicerie, boutiques de vêtements, cinéma et, le comble, au restaurant. J'ai parlé de votre regroupement à des amies et elles sont d'accord avec nous. Une d'entre elle m'a demandé d'ajouter son nom à la liste si vous le permettez.

Aline Jacques, Forestville, Qc - 17 mars 2008

CINÉMA ET GALERIES JOLIETTE

J'ai pris connaissance de votre  mouvement dans un article de La Presse. (...) Il y a déjà plusieurs années que je ne fréquente plus le cinéma de Joliette car, même en après-midi, en milieu de semaine, le son est beaucoup trop fort.  
Ayant travaillé quelques semaines au centre d'achats Les Galeries Joliette cet hiver, je faisais baisser le son de la musique quand il était trop fort. Souvent des clients se plaignaient de la forte intensité de la musique.
Je vous encourage fortement à continuer votre travail et je resterai en contact avec vous afin de connaître les renseignements fournis dans le site de m^me que les initiatives de votre regroupement.
 

Mme Claude Geoffroy, Qc - mars 2008

ON N'EST PAS SOURDS....

J'ai connu votre site par une collègue de travail, veuillez m'inscrire à votre liste d'adhérents.
Dans les restaurants, la musique est toujours trop forte et plus elle est forte, plus les gens parlent fort. Les employés de restaurants peuvent être bruyants aussi. Lorsqu'ils empilent assiettes sales et ustensiles dans un bac situé près des tables, il leur arrive de " garrocher" la vaisselle comme s'ils travaillaient dans une usine. C'est agaçant, agressant, déplaisant ...
Les gens n'ont plus de respect pour leur voisin aujourd'hui ! On voit souvent des groupes fêter dans les restos. Or ils semblent se croire seuls au monde !
Dans les boutiques, les magasins, la musique est trop forte ! Il m'arrive très souvent d'entrer dans une boutique et d'en ressortir dans la minute qui suit ....

Aussi au cinéma ...... est-ce nécessaire de mettre le volume aussi haut ???? On n'est pas sourd ....... et on a pas envie de le devenir !!!!!!

Merci .... et bonne journée
Chantal Paradis, Montréal - avril 2010

LE VOLUME LORS DES "PREVIEWS" OU LORS DES ANNONCES DE FILMS À VOIR

J'ai découvert votre site tout à fait par hasard.  J'espère que la voix du respect, du bon jugement, du discernement se fera entendre.  Dans les dernières années, je suis allée au cinéma : je me suis sentie très agressée par le volume lors des "previews" ou lors des annonces de films "à voir".  Quitter la salle en me tournant les pouces et inquiète de manquer le début du film, en appeler aux responsables, me boucher les oreilles.  J'ai fait tout cela.  Non seulement agressant mais réellement inquiétant et préoccupant : inquiétant pour l'audition surtout pour les plus jeunes oreilles, encore plus.  Je me suis demandé comment il se faisait que cela n'était pas
balisé.  Horrible, agressant.

Solidairement,

Une nouvelle sympathisante - 24 mai 2010


BRUITS DANS LES ARÉNAS

Depuis l'automne dernier, je fréquente régulièrement les arénas de la région, mon fils de 10 ans jouant dans une équipe du Shermont. Chaque fois que j'entre dans l'enceinte occupée par la patinoire, le bruit ambiant m'agresse.

Pendant les intervalles sans jeu, c'est-à-dire entre les périodes et même durant les arrêts au cours du match, on y fait jouer à plein régime (combien de décibels ?) de la musique. En général, le son est tellement fort qu'il est pratiquement impossible de parler à ses voisins. Je serais pourtant surpris que des parents de jeunes joueurs aient demandé un tel service ! La foule est certainement capable de créer sa propre ambiance.

Pourtant, et c'est pertinent de le rappeler, le bruit excessif est une pollution, au sens que ce mot prend dans la Loi sur la qualité de l'environnement.



Bruno Landry - Sherbrooke, Qc

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Note du RQCB : Il s'agit ici d'un extrait de la lettre d'opinion d'un Sherbrookois publiée dans le journal La Tribune le 16 mars 2008. On peut la lire dans son intégralité à la page Web suivante.

http://www.cyberpresse.ca/article/20080316/CPTRIBUNE/803120688/6732/CPOPINIONS
LE PARC JEAN DRAPEAU OU LE DÉPOTOIR SONORE DE MONTRÉAL


La situation que je désire dénoncer c'est le vacarme issu des nombreux événements qui se déroulent au Parc Jean-Drapeau sur l'île Notre-Dame. Voilà 10 ans que j'habite Saint-Lambert sur la rive sud de Montréal et d'année en année je dois me farcir de plus en plus de bruit. De la pétarade des feux d'artifices au Cirque Grand-Prix de Formule1, de la course NASCAR aux Week-Ends du Monde, des Piknik électroniques au shows rock, voilà qu'il m'est quasi impossible de pouvoir espérer passer une soirée du samedi ou du dimanche à souper tranquille sur ma véranda. En fouillant sur le site internet du parc Jean-Drapeau et son calendrier des activités j'ai noté sur mon calendrier :
2 courses automobiles
6 shows rock
9 feux d'artifices
15 piknik électroniques (musique Techno)
10 soirs (évidemment!) de musique du monde.

Imaginez mon dépit, Qu'est-ce qu'un pauvre citoyen peut faire ?

Philippe Turin, Saint-Lambert, Qc - 2 juin 2008

 

C'EST VRAIMENT TROP FORT


Je trouve agressant d'avoir de la musique partout, même en faisant mon épicerie. La personne qui met le son doit être sourde car souvent, c'est vraiment trop fort ! Mais au fait, avons-nous besoin de musique pour pousser un carosse ????


Merci

Madame H., sympathisante de Saint-Jean-sur-Richelieu, Qc - 1er octobre 2008

 

MUSIQUE DANS LES MAGASINS À RAYONS

Les nuisances sonores qui m'irritent le plus : le volume de la musique dans les magasins à rayons et les boutiques. Surtout les centres d'achats, comme Rockland et Place vertu
(...Zellers, Winners!!).

Fabienne, sympathisante de St-Laurent (Île de Montréal), Qc - 19 décembre 2008

JE SOUHAITE ADHÉRER

Je souhaite adhérer à votre regroupement. Les bruits qui m'irritent le plus :
- La musique que certains commerçants nous imposent au-delà des limites de leur commerce, voire sur le trottoir et dans la rue, en plaçant un haut-parleur dehors
- Les boums-boums en provenance des voitures dans lesquelles la musique est si forte que le sol en tremble et tout mon appartement en vibre.
- Les bips qui servent à indiquer aux propriétaires de voitures que les portes sont verouillées et les systèmes d'alarmes qui déclenchent à tout moment et qui ne fait réagir personne.
- Les motos (Harleys) qui pétaradent outrageusement.
- Les voisins de camping ou de ville qui pensent que tout le monde apprécie leur musique.
- Etc.

Merci !

Geneviève Taillon, Québec, Qc - 29 janvier 2009

CENTRES COMMERCIAUX, ETC.

Parmi les nuisances sonores qui m'irritent le plus, mentionnons la cacophonie tonitruante de la "musique" à l'intérieur des centres commerciaux. Au centre Rockland, un son techno nous martèle les tympans sans pitié, jusque dans l'aire de restauration et de repos (si je peux dire...) où l'on tente de se réfugier pour prendre un café. Quand au centre commercial de la Place Côte Vertu, en plus de la musique dite d'ambiance, chaque commerce, ou presque, en rajoute juste un peu plus fort, histoire de BIEN se faire entendre. Et que dire des épiceries où on ne peut réfléchir en paix au menu de la fin de semaine et réviser sa liste d'achats. Quant à la
pertinence des haut-parleurs internes de certains commerces, qui nous hurlent soudainement dans les oreilles "ALAIN, SIVOUPLAÎT LIGNE TOUÂ, SIVOUPLAIT LIGNE TOUÂ" je
vous laisse juger vous-mêmes. Personne n'a pensé à munir ces employés d'un
télé-avertisseur ou autre appareil qu'eux seuls entendraient ? Je ne mentionnerai pas les spectacles, cinémas, expositions, concours, compétitions,
rassemblements et marches, l'espace alloué aux commentaires sera sûrement insuffisant

Diane Léveillé-Savoie, Ville Mont-Royal (Île de Montréal) , Qc - 4-02-09

CE QUI M'IRRITE LE PLUS


La nuisance sonore qui m'irrite le plus : la musique, de plus en plus forte, de plus en plus présente partout : dans les restaurants, les boutiques, etc.

Danielle Brabant, Le Bic, Qc - 13 juillet 09

ÉDUQUER LES GENS...

Les nuisances sonores qui m'irritent le plus sont les décibels trop élevés dans la majorité des salles de spectacle et dans les salles de cinéma et la musique de plus en plus compressée qui passe à la radio. Également, mon voisin qui écoute des films avec son tout nouveau cinéma maison ultra performant (surtout dans les basses fréquences). En éducation, les salles de classe et les locaux dans les Centres de la Petite Enfance (CPE) mal insonorisés et favorisant la propagation et l'amplification du bruit.

Je crois essentiel d'éduquer les gens et surtout les jeunes qui seront les plus touchés par le bruit et la détérioration de leur ouïe.

Joanne Lessard, Montréal, Qc - 31 août 09

SALLES DE SPECTACLE

La deuxième catégorie de bruits qui m'agressent, c'est le bruit trop élevé dans les salles de spectacle. Je suis amateur de danse contemporaine et j¹assiste à de nombreux spectacles à l¹Agora de la danse, à Tangente, à la PDA (série Danse-danse) et je suis ahuri d'assister à de trop nombreux spectacles où le son devient irritant, cela même si je coupe mes aides auditives ! Oui, car je suis
légèrement malentendant et je porte des aides. Or, il est rare que je puisse assister à un spectacle de danse sans devoir fermer mes aides auditives ; or, même dans ce cas, avec les aides fermées, il arrive souvent que le son soit excessif, avec vibration du plancher et des bras du fauteuil où je suis assis ! Et ce sont des spectacles de danse, non pas des soirées en discothèque !

Serait-il parfois possible de louer un appareil de mesure du bruit afin de faire prendre conscience aux organisateurs de spectacle des agressions au système auditif que provoque le niveau sonore de ce qu¹ils appellent la musique ou la bande son des spectacles ? J¹aimerais aider à rendre les salles de spectacles plus agréables à fréquenter et moins dommageables pour
la santé.

Jean-Marie VAN der MAREN, Laval, Qc -juillet 2011


MUSAK DANS LES ENDROITS PUBLICS, LES RESTOS, ETC.

Une des catégories de bruits qui m'irrite particulièrement : la musak dans les endroits publics et surtout les restaurants, le fond sonore au gym...

Denis Marchesseault, Montréal (arrondissement Outremont)  - 15 juillet 11

 

LE BRUIT AU GYM, DANS LES FÊTES POUR ENFANTS ET DANS LES BARS

J'ai 29 ans et suite à un léger baro-traumatisme, je me retrouve avec de l'acouphène dans l'oreille gauche. C'est parfois lorsqu'on se retrouve avec un problème qu'on réalise à quel point un organe ou un sens est important.

Depuis cet incident, je sais que le bruit peut influencer l'acouphène de mon oreille. J'essaie d'éviter les endroits trop bruyants et je suis plus alerte. Or, je me rends compte à quel point les lieux sont trop bruyants et personne ne semble s'en rendre compte.

Je suis allée à une fête pour la St-Jean cet été dans un petit parc de ma municipalité. Il y avait un petit spectacle de clown pour les enfants sur une scène. Le son était tellement fort, qu'on se s'entendait pas parler. De jeunes enfants et des bébés étaient sur la scène, au travers du bruit et ils y sont restés plusieurs minutes. Comment savoir si l'un d'eux n'a pas subit un traumatisme sonore ?


Ensuite, je me dis que j'ai besoin de faire de l'activité physique pour me changer les idées. Je vais à un cours d'aérobie dans un Gym. Encore une fois, la musique est tellement forte qu'on ne s'entend à peine parler. L'entraîneuse dit même avec un énorme sourire: " On danse et on met la musique dans le tapis" ! C'est comme de se faire dire : "Go la gang, on se brise les oreilles sans le savoir pendant 1 heure" ! Je vais alors dans un autre gym, même chose. La musique dans les cours de spinning et de step était tellement forte que quand je suis sortie, mon oreille sensible scillait encore plus fort. Il y aurait moyen de baisser le volume !

J'ai aussi entendu l'histoire d'un jeune qui a commencé à faire de l'acouphène en sortant d'un bar. Ça me fâche un peu qu'il n'y ait pas de limites de bruit dans ces lieux. On interdit la cigarette parce qu'elle peut causer des problèmes de santé...L'acouphène n'est pas un problème de santé mortel, mais à mon sens, il peut être plus grave qu'on ne le croit à cause de l'impact psychologique qu'il peut avoir chez une personne. La dépression peut toucher les gens atteints d'acouphène, le sommeil peut s'en trouver perturbé et les activités sociales également.

J'aimerais faire quelque chose pour diminuer le bruit dans certains lieux commes les centre de condionnement physique, les bars, les fêtes de quartier, etc. Je sohaite être inscrtie sur votre liste d'adhérents

Marie-Josée Cyr, Sherbrooke, Qc - 27 septembre 2011

RESTOS ET ENVIRONNEMENT SONORE

Dans l'échange suivant, paru dans la Presse du 18 septembre 2011, Marie-Claude Lortie répond à une lectrice fortement dérangée par le bruit dans maints restaurants. La réponse de la journaliste est tout à fait intéressante, d'autant qu'elle se propose d'inclure dorénavant ce facteur dans ses critiques. Nous voulons la féliciter pour cette initiative. Voici l'échange entre la cliente et la chroniqueure.

Q Est-il possible de choisir un resto en s'assurant d'un environnement sonore acceptable ? Après beaucoup de mauvaises expériences, je suis un peu désespérée. Dans le journal ou dans un magazine, on vante la qualité de la cuisine d'un nouveau resto. Nous nous y rendons pour découvrir une cuisine intéressante. Mais souvent, on doit subir toute la soirée une musique «lounge» ou «techno». Parfois, le début de soirée se passe bien et vers 21h, l'atmosphère devient celle d'un bar.

Camille F.

R. Je vois tout à fait le problème que vous décrivez et je vais tenter, à l'avenir, de décrire ce facteur dans mes critiques. Il y a effectivement de très bons restaurants que je délaisse à cause du bruit. Je trouve, par exemple, le niveau sonore bien élevé au Filet. Même problème à La salle à manger. Pourtant, la cuisine y est excellente et l'atmosphère est agréable. C'est le mal de gorge de fin de soirée qui ne passe pas. Avez-vous essayé Vertige, rue Duluth, un bon restaurant classique, calme ? Ou Van Horne, sur l'avenue... Van Horne ? Ou Pagliaccio sur l'avenue Laurier Ouest ? Le Club chasse et pêche dans le Vieux-Montréal est aussi bien feutré et parfait pour les confidences. Bon appétit !

IL Y A LONGTEMPS QUE J'EN SOUFFRE

Il y a longtemps que je souffre des bruits excessifs ; j'ai apprécié apprendre votre existence  lors de l'émission de radio à Radio-Canada sur le son excessif dans les cinémas.
Je veux joindre ma voix à la vôtre afin de faire connaître l'importance de l'impact d'un tel phénomène. De sensibiliser la population à l'impact du bruit sur notre qualité de vie et même notre santé mentale puisque nous connaissons maintenant la gravité de l'impact du stress sur la santé humaine.
Il y aurait lieu d'abaisser le son des cinémas ou d'y fournir des bouchons. Ou de favoriser le développement de cinémas paralèlles à petites salles et à niveau de son à dimension humaine. Il y a aussi les discothèques dont on pourrait protéger les jeunes des problèmes de surdité liés à la fréquentation de ces lieux (je me suis privée souvent d'aller danser en raison de ce bruit «hautement» excessif !).

(...)

Grace Kelly Québec (Beauport) - 5 avril 2012

ÇA M'IRRITE - J'ADHÈRE -

J'ai entendu parler de votre association lors de l'émission l'après-midi porte conseil. Donc, j'adhère ! Le son trop fort au cinéma, ça m'irrite ! La musique trop forte dans les commerces ça m'irrite ! Les pubs trop fortes à la télé ça m'irrite...!!

Merci

Marc Blanchette, nouvel adhérent, Mont St-Hilaire, Qc - 8 mars 2012

NOTE DU RQCB. Ce nouvel adhérent fait référence à l'excellent reportage d'Isabelle Craig - sur le volume sonore au cinéma - à l'émission L'après midi porte conseil. On peut en prendre connaissance en utilisant le lien suivant.

http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBF/LapresmidiPorteConseil201202291308_2.asx

 

LE HOBBIT AU CINÉMA : UNE EXPÉRIENCE ASSOURDISSANTE ET FRUSTRANTE

Chers amis, nous tenons à vous faire part d'une mésaventure qui prête à réflexion quant aux limites que nous sommes prêts à accepter de la part des fournisseurs de divertissement.

Nous venons de vivre, ma conjointe (40 ans) mon fils (11 ans) et moi-même (48 ans) une expérience qui remet en question nos futures séances dans les salles de cinéma de notre ville. Ce soir, 5 janvier 2013, au sortir des vacances des Fêtes, nous sommes allés voir Le Hobbit, au Cinéplex StarCité du Stade Olympique. Nous avions choisi une salle dénommée Ultra Avx afin de profiter du nouveau format à 48 images/sec. ainsi que du 3D. Or, c'est un véritable mur de son qui nous a frappé, au point de nous faire oublier la qualité des images.

Déjà, les bandes annonces n'auguraient rien de bon: nous les avons regardées, éberlués, les doigts dans les oreilles. Le film qui suivait aurait dû offrir un niveau nettement plus bas, tout en anticipant quelques pointes lors des moments d'action. Les heures qui ont suivi ont plutôt offert une nouvelle définition de l'agressivité par la technologie. Plus de quatre heures après être sortis du cinéma, nous avons encore des sifflements dans les oreilles. Nous craignons même des dommages permanents.

Au Cinéplex, nous avons fait venir une représentante du service à la clientèle qui, manifestement, ne comprenait rien aux technologies en utilisation dans les salles de StarCité ni au phénomène du bruit, prétendant que le "7.1" était la norme de niveau sonore (!) imposée pour les salles Ultra Avx. Elle nous a même affirmé que nous avions payé plus cher pour obtenir un son de meilleure qualité. Si je lui ai répondu qu'il y avait malentendu (excusez le jeu de mot), que l'on méprenait quantité pour qualité, c'était pour me faire dire que personne ne s'était jamais plaint du niveau sonore (ce dont je doute fort), et qu'elle même n'y avait trouvé aucun désagrément (ce dont je ne doute pas). À ma demande si le cinéma connaissait le niveau de décibels dans sa salle Ultra Avx, après un appel à son gérant, je me suis fais répondre que personne n'en savait rien. Cinéplex ne peut donc pas renseigner à l'avance les spectateurs quant aux limites de l'expérience qu'ils s'apprêtent à subir. Pourquoi renseigner les spectateurs sur un problème inexistant, n'est-ce pas?

Le plus frustrant reste cette impression que beaucoup de concitoyens ne semblent pas trouver excessif un tel niveau sonore. Déjà que nous aurons à endurer une génération d'obèses diabétiques aux genoux prématurément fragilisés, aurons-nous de surcroît à assumer collectivement le coût médical d'une onde déferlante de sourds avant l'âge? Des durs de la feuille avant même la quarantaine pour des années d'écoute excessive dès la petite enfance, d'écouteurs intra auriculaires hyperperformants (ou perforants!) et d'objets ou d'environnements permettant des niveaux de fréquences sonores olympiens?

Pour notre part nous avons décidé de mettre un frein aux sorties au cinéma, sauf dans les cas où l'on nous assure du niveau sonore adéquat au préalable. Mieux vaudra le confort de notre salon où nous pourrons contrôler les paramètres de nos divertissements. Continuons de développer la patience d'attendre les versions des films en DVD ou en ligne. Nous pourrons même bénéficier du filtre critique et populaire afin d'éliminer les moins intéressants et ainsi économiser de précieuses heures de vie.

Tant pis pour les propriétaires de salles et producteurs de cinéma. Nous avons trop à cœur notre santé et préférons conserver notre ouïe aux fins d'expériences culturelles et de divertissements plus raffinés. Pour plus longtemps que la moyenne, semble-t-il .

Mais la question reste: doit-on laisser les fournisseurs de divertissement agresser notre santé de la sorte, sans limite, en nous faisant payer collectivement le prix?


Luc Beauchemin, designer, artiste visuel, Montréal, Qc - 5 janvier 2013

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P.-S. Vous pouvez certainement ajouter mon nom à votre liste d'adhérents.