17 SEPTEMBRE 2010 - PÉTITION EN LIGNE CONTRE LE BRUIT DES AVIONS DES ÉCOLES DE PILOTAGE - AÉROPORT DE SAINT-HUBERT - LONGUEUIL-(DÉTAILS)

Pétition en ligne: http://www.lapetition.be/petition.php?petid=8241

Plusieurs bénévoles du Comité anti-pollution des avions - Longueuil (CAPA-L) parcourront égalemet les secteurs les plus touchés par la problématique du bruit dans les jours qui suivent afin de faire signer la pétition et profiteront de l'occasion pour informer le plus de citoyens possible de la prochaine manifestation prévue le samedi 25 septembre prochain à 11h00 devant les bureaux de DASH-L situés au 5700 route de l'aéroport à Saint-Hubert.

Le comité anti-pollution des avions - Longueuil (CAPA-L) comptE sur tous ses sympathisants et sur la popultation dans son ensemble pour faire suivre ce message.

Site internet: http://pollution.sonore.ifrance.com
Pour les rejoindre: pollutionsonore@hotmail.fr
La pétition: http://www.lapetition.be/petition.php?petid=8241

Prochaines dates importantes
Séance du conseil de l'arrondissement de St-Hubert : le lundi 20 septembre à 19h30 à l'Hôtel de ville de Longueuil

Séance du conseil de la Ville de Longueuil : le mardi 21 septembre à 19h30 à l'Hôtel de ville de Longueuil

Manifestation : le samedi 25 septembre à 11h00 devant les bureaux de DASH-L situés au 5700 route de l'Aéroport à Saint-Hubert.

LA MINERVE - ÉTÉ 2010 - UN CAMP D'ÉTÉ JUIF CONDAMNÉ POUR BRUIT EXCESSIF

Le camp Gan Israël accueille chaque année de... (Photo: David Boily, archives La Presse)

Il n'y a pas vraiment de raisons permettant d'agresser nos voisins par une pollution sonore qui dérangent profondément leur quiétude..

Dans son jugement rendu le 30 août 2010, le juge Jacques Laverdure a ainsi conclu que l'utilisation abusive de haut-parleurs «ne peut pas être justifiée par la liberté de religion». C'est pourtant l'un des arguments qu'avait plaidés le camp de vacances dans cette cause.

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/201009/07/01-4313403-un-camp-dete-juif-condamne-pour-bruit-excessif.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers

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N.B. La photo ci-dessus accompagne l'article dans Cyberpresse. Elle est de David Boily, archives La Presse.

grâce à l'initiative d'une citoyenne membre du rqcb, un projet de règlementation sur le bruit est À L'ÉTUDE dans Mercier-Hochelaga Maisonneuve, un arrondissement montréalais

Les bruits de la banlieue

Le bruit : deux poids, deux mesures à Montréal

Tel est le titre du texte de Nicole Savoie, une lettre d'opinion parue dans Cyberpresse. Elle se rapporte aux bruits de voisinage liés aux outils de jardinage de même qu'aux outils de construction et de rénovation utilisés trop en tout temps sans laisser de répit.

Voici un extrait de ce texte :

"Cela ne s'arrête pratiquement pas, du printemps jusqu'à tard l'automne. Jusqu'à ce que l'abri Tempo ait enlaidi l'entrée de garage des duplex et des bungalows de l'est de Montréal. À ce moment, soulagement indicible, exception faite de la souffleuse à neige, les moteurs se taisent. J'appelle bizoune tout instrument électrique remplaçant l'outil manuel et qui m'apparaît être dans les mains de certains hommes l'extension de leur membre viril, tant la jouissance est manifeste lors de l'utilisation. C'est à qui aura la plus grosse bizoune et le bruit généré par l'engin en est le critère absolu. Je n'ai pas vu de femmes manipuler ce genre d'outils. " (...)

"Après avoir vécu 30 ans à l'ouest du boulevard Saint-Laurent, plus précisément à Outremont, je pose la question suivante aux élus de l'arrondissement et à l'administration de Montréal : pourquoi deux poids, deux mesures à l'est et à l'ouest ? Comment expliquer le laxisme prévalant dans le secteur Louis-Riel, où j'habite, alors que le règlement d'Outremont interdit la tondeuse à moteur le dimanche et les travaux de rénovation ? "

Suite à la lettre d'opinion de Mme Nicole Savoie, parue dans Cyberpresse le 11 mai 2010, et aux démarches de cette citoyenne dans son arrondissement montréalais, le maire de cet arrondissement, Réal Ménard, a fait savoir le 14 mai 2010 que le conseil étudiait un projet de règlementation du bruit dans Mercier Hochelaga Maisonneuve.

Lire le texte entier de Mme Nicole Savoie

http://www.cyberpresse.ca/place-publique/courrier-des-lecteurs/201005/11/01-4279455-le-bruit-deux-poids-deux-mesures-a-montreal.php

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P.S. La photo au début de ce paragraphe est une de celles qui accompagnent un article de Guillaume Poulin-Goyer dans le journal de St-Bruno, article intitulé LES BRUITS DE LA BANLIEUE et paru le 7 mai 2010. Lire cet article repris dans MonteregieWeb.

http://monteregieweb.com/Mon_Saint-Bruno/main+fr+01_300+Les_bruits_de_la_banlieue.html?ArticleID=640831

CIRCULATION MASSIVE DE BATEAUX, DE SURCROÎT BRUYANTS, DANS LE PARC national DES ILES DE BOUCHERVILLE

Situé à proximité de Montréal il s'agit d'un parc magnifique, hélas sa fréquentation est profondément gâchée par la circulation massive de bateaux moteurs de tous les formats. Certains "plaisanciers", ainsi qu'on les appelle, mais il faudrait peut-être dire des "déplaisanciers", vont jusqu'à faire hurler leur musique sur les chenaux du parc. C'est assez scandaleux quand vous voulez y circuler en kayak ou en canot et relaxer en écoutant les oiseaux. Et hop, c'est la discothèque du centre-ville soudain. Peut-on encore appeler cela un parc ? Est-ce cela qu'on attend d'un parc national ? Certainement pas.

Donnez votre appui au directeur de l'endroit, Serge Perreault, qui a fait maintes tentatives pour mettre un terme à cette contradiction flagrante. Téléphonez au service à la clientèle du parc pour enregistrer votre plainte à ce sujet. Rejoindre Rémi Chapados au 450-928-5089

Écrivez-nous.

Mieux, écrivez aux autorités gouvernementales pour qu'elles donnent suite aux demandes légitimes des autorités du parc.


INTERDIRE LES BATEAUX DU PARC DES ÎLES DE BOUCHERVILLE : on peut écouter le reportage - portant ce titre - qui a été présenté à la télé de Radio-Canada au cours de l'été 2009. Écouter le reportage à l'adresse suivante (qui comporte toutefois une publicité qui n'a rien à faire là)

http://www.radio-canada.ca/emissions/telejournal/2008-2009/Reportage.asp?idDoc=85543

Ou à cette autre adresse (1)

http://www.youtube.com/watch?v=nCBM3LbxA6I&feature=player_embedded

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(1) Autre adresse que nous reproduisons depuis l'excellent site du lac Bowker, et que Pierre Dépôt anime. www.lacbowker.org

(2) La photo est de Stéphane Batigne. On peut la voir en beaucoup plus joli format à l'adresse suivante. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Iles_Boucherville.JPG

POLLUTION sonore aéroport de st-Hubert - PROBLÈME " DONT NOUS SOMMES RESPONSABLES COMME COLLECTIVITÉ et qu'on pourrait régler si on le voulait vraiment".

Un texte d'une grande justesse de Pierre Foglia. Le chroniqueur rencontre et comprend bien le désarroi épouvantable d'une victime de la pollution par le bruit vivant à proximité de l'aéroport St-Hubert.

Foglia dit de son passage à St-Hubert que l'endroit

"respirerait le calme si le ciel n'était pas plein de tondeuses à gazon volantes qui se suivent à la queue leu leu."

Toutes les 37 secondes, passe une tondeuse à gazon avec des ailes, un petit avion faisant exactement le bruit d'une tondeuse à gazon pétarade sous votre fenêtre. Ça vous plairait si c'était chez vous ?

Le journaliste écrit ce qui suit à propos de la citoyenne qui endure comme des milliers de Québécois les ravages de la pollution sonore par le bruit dont les manifestations sont légion et loin d'être le fruit du hasard.

"La dame dont je vous parle, écrit Foglia, travaille à Brossard, revient chez elle vers 5 h et... rage. Parfois elle pleure. Elle ne va pas dans sa cour. N'invite jamais personne. Comme 400 autres désespérés, elle va parfois prendre la parole aux assemblées du conseil municipal, elle va entendre la mairesse de Longueuil dire son impuissance."

Comme l'écrit Pierre Foglia, nous sommes collectivement responsables de la pollution par le bruit. Il appartient aux citoyens de s'élever contre cette dernière. Il appartient à toute la classe politique de cesser d'être dans le déni complice du problème et d'abandonner le laxisme inacceptable dont elle a fait preuve jusqu'ici devant les problèmes de bruit excessif qui se généralisent. La population du Québec mérite mieux que cela.

Lire l'article entier de Pierre Foglia paru le 22 mai 2010 dans Cyberpresse.

http://www.cyberpresse.ca/chroniqueurs/pierre-foglia/201005/21/01-4282964-dans-la-cour-des-malchanceux.php

Sur ce même sujet brûlant visitez le site du comité de citoyens qui dénonce de pareilles agressions.

http://pollution.sonore.ifrance.com/nouvellepage3.htm

BRUIT CAUSÉ PAR UN AUTODROME À GRANBY

"Nous vous écrivons de la Ville de Granby. Nous vivons à proximité d'un autodrome qui tous les vendredis soir de 18h30 à 23h30 fait un bruit infernal dans tout un quartier résidentiel. Des démarches ont été prises auprès de la Municipalité de Granby et du ministère de l' environnement , mais sans succès.

La ville ne veut entreprendre aucune démarche pour remédier à ce problème et ce, même si elle a un règlement sur le bruit qui défend un bruit supérieur à 55 décibels. L'autodrome de Granby a des droits aquis, nous dit-on ! Poutant le ministère de l'environnement admet que cela est une nuisance mais que que ce problème relève de la ville de Granby. Depuis plus de 20 ans, des gens ont entrepris des démarches auprès du ministère de l'environnement ; un décret du sous-ministre avait été rendu, à l'époque, exigeant, après études, que des silencieux soient obligatoirement installés sur les voitures de courses, pour qu'elles n'émettent pas de bruit supérieur à 55 décibels ! Une pétition avait été signée de la part de tous les riverains de cet autodrome ! Depuis rien n'a changé et il nous faut nous enfermer dans nos maisons avec toutes les fenêtres fermées tous les vendredis soir du mois de juin à la fin de septembre.

Au nom de tous les citoyens des rues Forant, Janine, Willis, Laurent, etc. qui regroupent plus de 250 propriétées, du quartier no 5 de la Ville de Granby, nous Gilbert Comtois et Diane St-Jacques, nous voulons nous joindre à votre mouvement contre le bruit, afin que des représentations soient faites auprès du ministère de l'environnement du Québec, pour légiférer en faveur d'un règlement provincial contre le bruit."

Merci de votre collaboration

Gilbert Comtois et Diane St-Jacques

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Les personnes désirant entrer en communication avec M. Comtois et Mme St-Jacques peuvent le faire au moyen de l'adresse électronique suivante :

gcomtois@videotron.ca

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NOTE DU RQCB. Il ne nous est jamais venu à l'esprit de proposer l'interdiction de toutes formes de courses automobiles. Dans ce cas-ci, le problème réside évidemment dans le fait que pareil événement se répète à chaque semaine en milieu urbain, agressant de la sorte à hebdomadairement et pendant des heures une foule de personnes. Pourquoi la solution de silencieux n'a-t-elle pas été retenue ? Elle paraît simple pourtant. L'occasion est belle de se pencher sur le bruit de l'ensemble des véhicules automobiles, spécialement sur les échappements de plus en plus nombreux conçus spécifiquement pour être bruyants. Cette manière de faire doit cesser. Nous souhaitons qu'un maximum de personnes à Granby se joignent à cette lutte locale contre la pollution sonore.

Ce témoignage et cette lutte locale illustre une fois de plus combien est nécessaire la mise en place d'une véritable politique globale du bruit au Québec. Les multiples effets néfastes sur la santé et la qualité de vie des citoyens exigent que toute la classe politique prenne ses responsabilités. Sur le fond, un changement de mentalité s'impose. Nous n'avons plus le choix.

Une nuisance légale peut être excessive - La Cour suprême condamne Ciment Saint-Laurent à verser plus de 15 millions aux citoyens de Beauport

La Cour suprême du Canada a confirmé le 20 novembre 2008 que tous les citoyens, et non seulement les propriétaires d'immeubles, ont le droit d'intenter un recours collectif pour des nuisances « anormales ou excessives » même si ces nuisances sont autorisées par la loi ou si elles se conforment aux normes environnementales.

Cet arrêt du plus haut tribunal du pays, qui oblige Ciment Saint-Laurent à verser entre 15 et 20 millions de dollars, a été accueilli avec des larmes de joie dans l'ancien quartier de Beauport, où les citoyens ont subi de 1991 à 1997 des poussières, bruits et inconvénients jugés tout à fait « anormaux et excessifs ».

Lire l'article complet de LG Francoeur du Devoir à ce sujet.

http://www.ledevoir.com/2008/11/21/217579.html?fe=5452&fp=243472&fr=118202

RÉALISATEUR RECHERCHÉ POUR TOURNER UN DOCUMENTAIRE SUR LE PROBLÈME HORRIBLE DES HYDRAVIONS TOURISTIQUES AU LAC-À-LA-TORTUE (EN MAURICIE)

La Coalition (locale) contre le bruit souhaite réaliser un documentaire sur l'horrible pollution sonore des hydravions touristiques au Lac-à-la-tortue. L'avis de recherche d'un réalisateur (pour accomplir ce travail) est donc lancé à tous les membres et sympathisants du RQCB de même qu'aux visiteurs de notre site. La coalition locale est prête à investir dans pareil outil pour sensibiliser la population et faire pression sur les décideurs politiques.

Merci de votre collaboration

On joindra à ce sujet :

Claude Gélinas, président
Coalition contre le bruit (Lac-à-la-Tortue)

claude.gelinas.2@cgocable.cahaut

demande d'une mesure d'exception contre les HYDRAVIONS TOURISTES AU LAC À LA TORTUE

13 mai 2008 -

La ville de Shawinigan demande une mesure d'exception contre les hydravions. Les riverains, eux, souffrent depuis plus de 10 ans.

http://www.cyberpresse.ca/article/20080513/CPNOUVELLISTE/805130995/5409/CPNOUVELLISTE-

ÉLÉMENTS PRÉCÉDENTS DANS CE DOSSIER

19 février 2008 -

Demande adressée par les riverains du lac à la Tortue.

En raison du fait que Transports Canada a initié un Processus de détermination de l'intérêt public (1), la Coalition contre le bruit du Lac-à-la-Tortue (de Shawinigan) invite tous les membres du RQCB ainsi que les visiteurs du site Web à transmettre à Monsieur Justin Bourgault de Transports Canada (bourgaj@tc.gc.ca), un message d'appui en faveur de l'interdiction des hydravions touristes à Lac à la Tortue, et ce, après plus d'une décennie de nuisances sonores tout à fait considérables.

Cordialement,

Claude Gélinas, président
Coalition contre le bruit du Lac-à-la-Tortue

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(1) Après des pressions diverses et l'adoption d'une résolution d'appui unanime en ce sens par le conseil municipal de Shawinigan en novembre dernier (voir deux paragraphes ci-dessous)

NOTE DU RQCB : Nous invitons nos adhérents et sympathisants à procéder à cette simple démarche d'appui aux riverains du Lac à la Tortue dont la qualité de vie est horriblement mise à mal depuis plus de dix ans, tout ceci pour le bénéfice unique d'un exploitant privé. Quelques documents relatifs à ce dossier peuvent être lus dans le paragraphe suivant.

haut

Pollution sonore hydravions touristes (Mauricie)

HydravionVoici ce que nous écrivaient les riverains du lac à la Tortue au mois de janvier 2007.

" Pour l'information des visiteurs du site du RQCB, depuis 10 ans au Lac-à- la-Tortue, dans la région de Shawinigan, nous subissons la pollution sonore des hydravions touristes : plus de 100 mouvements par jour en zone urbaine à des niveaux de bruit excédent 101 dBA.

La direction de la santé publique a émis l'avis que cette activité est une nuisance pour la qualité de vie.

À ce jour, nous avons déposé au conseil municipal une pétition de 525 personnes et nous invitons par votre entremise toutes les personnes qui le désirent à communiquer avec nous pour nous autoriser à inscire leurs noms.

Nous avons besoin de votre support,"

Claude Gélinas
Coalition contre le bruit, Lac-à-la-Tortue, Shawinigan.

Joindre : claude.gelinas.2@cgocable.ca

Documents à consulter sur ce dossier mauricien :

Appui pour la Coalition contre le bruit du lac à la tortue

14-11-07

HydravionLa Coalition contre le bruit du Lac-à-la-Tortue a reçu un appui de taille lundi le 12 novembre 2007. Le conseil municipal de Shawinigan a adopté une résolution de la conseillère France Beaulieu qui demande à Transports Canada d'interdire les vols d'hydravions touristiques à Lac-à-la-Tortue. Félicitations au conseil municipal municipal pour cet appui donné. Il reste maintenant à Transports Canada à donner suite dans les meilleurs délais à la résolution votée hier.

Texte de la résolution de la Ville de Shawinigan

Texte de la résolution de la Ville de Shawinigan

EXTRAIT D'UN ARTICLE DE LOUIS-GILLES FRANCOEUR SUR LE SUJET - TEXTE INTITULÉ : UNE NUISANCE VENUE DU CIEL

Lire l'extrait de cet article du journaliste du Devoir.

haut

 

La Tuque, Tadoussac, Val-Joli : projet pilote sur le bruit routier

Tout à fait inspirant, ce projet pilote sur le bruit routier mené par la Fédération Québécoise des Municipalités (FQM). Voici un premier renvoi avec l'annonce qu'on y trouve.

http://www.fqm.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=101&Itemid=30

Québec, le 12 septembre 2005 - La Fédération Québécoise des Municipalités (FQM) est heureuse d'annoncer qu'elle s'associe au ministère des Transports pour la réalisation d'un important projet pilote sur le bruit routier.

Ce projet mis en œuvre en partenariat avec les municipalités de La Tuque, Tadoussac et Val-Joli, répond à une problématique particulière vécue par de plus en plus de municipalités. Le projet consiste au dévoilement, au cours des prochains jours, de stations de mesures de suivi acoustique. Ces stations visent à établir les niveaux de bruit produits par les véhicules, notamment les véhicules lourds, et affichent aux conducteurs concernés le niveau sonore produit par leur véhicule.

Le président de la FQM, Michel Belzil, a tenu à souligner que « ce projet n'aurait pu voir le jour sans la détermination soutenue des trois maires des municipalités visées ainsi que l'implication du ministre des Transports qui s'est associé au projet afin de rendre possible sa réalisation ».

« Avec les problèmes de cohabitation des usages vécus dans plusieurs municipalités, il est devenu essentiel pour les élus municipaux de connaître la réelle situation du niveau sonore à proximité des zones habitées. Nous sommes convaincus que ce projet saura répondre aux attentes », a déclaré Gilles Perron, maire de Val-Joli, qui agit à titre de coprésident du groupe de travail ministériel qui devra émettre au ministre des recommandations à la conclusion du projet d'ici le début de l'année prochaine. Notons qu'il s'agit d'une nouvelle technologie qui est utilisée et qui pourrait, à terme, servir à l'ensemble des municipalités du Québec.

Voici maintenant le lien, puis l'expérience de Val-Joli à ce chapitre, suivie d'un entretien avec le maire de Val-Joli (en Estrie) Voici, en passant, un homme que le REGROUPEMENT QUÉBÉCOIS CONTRE LE BRUIT tient à saluer et à féliciter très chaleureusement pour son implication contre la pollution sonore.

http://www.quebecmunicipal.qc.ca/Cyberbulletin/Interview.asp?13971

Val-Joli s'attaque au contrôle du bruit routier

Avec le maire Gilles Perron

Val-Joli fait figure de pionnière en matière de contrôle du bruit routier. Aux prises avec un problème récurrent dans un secteur résidentiel situé à proximité d'une usine où transitent un nombre important de véhicules lourds, la municipalité estrienne a décidé de réaliser deux projets pilotes en 2003 et 2005. Ainsi, des équipements permettant à la fois de mesurer le bruit émis par les camions et de communiquer les résultats aux conducteurs ont été installés sur son territoire. Cette action a permis de sensibiliser les conducteurs de camions, amenant même plusieurs d'entre eux à apporter les correctifs nécessaires. Québec MUNICIPAL s'est entretenu avec le maire Gilles Perron. Celui-ci n'hésite pas à dire qu'il souhaite qu'on en vienne un jour à imposer des contraventions pour bruit excessif aux conducteurs délinquants.

Entrevue réalisée par Dany Rousseau, rédacteur de Québec MUNICIPAL

Québec MUNICIPAL Dans quel contexte vous êtes-vous lancé dans ce projet?
Gilles Perron Notre municipalité est aux prises avec un important problème de bruit occasionné par le passage de camions qui vont et viennent à la papetière Domtar. Ce problème a pris de telles proportions que plusieurs propriétaires ont menacé de quitter si rien n'était fait pour remédier à la situation. C'est ce qui nous a amené à réaliser, en 2003, un projet pilote comprenant des stations de mesure de suivi acoustique.
QM De quoi s'agit-il?
GP Des sonomètres ont été installés à différentes distances sur la route utilisée par les camions. Ces appareils étaient reliés à un ordinateur, ce qui fait que nous pouvions voir ce qui se passait en temps réel. Cela nous permettait de savoir, par exemple, qu'un camion était passé à 8 h 36 et qu'il avait fait 86 décibels (DBA). Au bout du tracé où les sonomètres étaient installés, un écran cathodique informait le conducteur du véhicule du bruit qu'il émettait.
QM Quels résultats avez-vous obtenus?
GP Les données recueillies ont permis de confirmer que 15 % des camions dépassaient la norme de 80 DBA. 15 % de délinquants sur 150 000 passages de camions par année, c'est inacceptable! Des pointes de 95 DBA ont même été enregistrées. La nuit, 95 DBA, c'est l'équivalent d'un feu d'artifice devant votre maison!

QM Comment les camionneurs ont-ils réagi?
GP En voyant l'écran, plusieurs ont pris conscience du bruit qu'ils faisaient et ils ont posé les gestes qui s'imposaient pour remédier à la situation, soit en ralentissant ou encore en changeant leur silencieux ou autre pièce de leur camion. Il faut dire que nous n'avons pas ménagé les efforts. Je me suis moi-même rendu à l'usine pour rencontrer les camionneurs qui font affaires avec Domtar et les sensibiliser à la situation. Malgré cela, il reste toutefois encore un trop grand nombre de récalcitrants.
QM En 2005, vous avez aussi participé à un second projet pilote. Pouvez-vous nous en parler?
GP Cette fois, nous nous sommes associés à la Fédération québécoise des municipalités pour réaliser un projet touchant également les municipalités de Tadoussac et La Tuque, qui vivent elles aussi des situations problématiques. Des sonomètres ont à nouveau été installés ce qui nous a permis de recueillir d'autres données. Les résultats enregistrés à La Tuque sont similaires aux nôtres. Là aussi, l'installation de panneaux a sensibilisé les camionneurs, ce qui a permis d'observer une amélioration des comportements. À Tadoussac, le problème est toutefois plus aigu dans le secteur de la côte qui mène au traversier reliant la municipalité à Baie-Sainte-Catherine. C'est d'ailleurs pour cette raison que le ministère des Transports ciblera à nouveau ce secteur dans le cadre de la prochaine phase.
QM En quoi consistera cette troisième phase?
GP Elle aura lieu cet automne en différents endroits sur la route 138, entre la Côte-de-Beaupré et Sept-Îles. Cette fois, les équipements qui seront mis en place permettront de mesurer le bruit et la vitesse, en plus de prendre une photo du véhicule. L'objectif est d'arriver à identifier quel type de véhicule enfreint la norme des 80 DBA. En plus des camions, les motos et les voitures conventionnelles sont aussi visées, ce qui est une première.
QM Ces projets ont-ils été coûteux?
GP J'ignore combien la première phase à Val-Joli a coûté. La facture a été assumée par le ministère des Transports du Québec et la compagnie Domtar, qui en avait assez de recevoir des plaintes de citoyens. Pour ce qui est de la seconde phase, elle a coûté 200 000 $ et il faudra à nouveau compter plusieurs milliers de dollars pour les installations qui seront aménagées cet automne sur la Côte-Nord. À cela, il faut aussi ajouter les ressources humaines assignées par le ministère à ces projets.
QM Qu'a fait votre municipalité avec les données recueillies?
GP Nous avons préparé un règlement municipal. Notre objectif était d'imposer des contraventions à tous les véhicules délinquants. Ce règlement n'a toutefois jamais été déposé. C'est qu'en tant que municipalité, nous ne pouvons réglementer le bruit émis par les camions lourds, cette compétence relevant exclusivement du ministère du Transports par l'intermédiaire du Code de la sécurité routière.
QM La Sûreté du Québec aurait-elle été d'accord pour donner de telles contraventions?
GP Nous avons effectué des démarches en ce sens et je dois dire que les dirigeants de la SQ ont montré une certaine résistance à ce sujet. Une telle réaction est compréhensible compte tenu du fait qu'aucun règlement n'a été adopté. Ils ont aussi exprimé des craintes à l'effet que ces contraventions pourraient être contestées en cour. Pour être inattaquable devant le tribunal, il faudrait d'abord établir un protocole, être en mesure de démontrer que les agents ont suivi les normes lors de la cueillette de données avec le sonomètre, etc.
QM Croyez-vous qu'il faudrait vraiment en venir à imposer des contraventions sur le bruit?
GP Je le crois. À force d'entendre des gens trouver des excuses ou dire qu'ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent, je suis devenu intolérant. Il est question ici de la quiétude et de la santé des gens. Personne ne devrait avoir à déménager à cause de la conduite d'individus irrespectueux. J'ai hâte qu'on passe enfin à l'action et qu'on arrête de me dire que je ne fais que recueillir des données.