RÉSUMÉ DE notre position et de NOS REVENDICATIONS SUR LE FLÉAU SONORE DES MOTONEIGES

Le RQCB aborde le problème des motoneiges en considérant la problématique plus vaste du loisir motorisé et le problème global de la pollution sonore qui a pris des proportions énormes au cours des dernières décennies.

Dans l'ordre actuel des choses, sur le plan de l'environnement sonore, nous considérons les motoneiges comme la calamité de l'hiver québécois. Malgré de minces améliorations, auxquelles font référence les compagnies et certains usagers, les motoneiges actuelles continuent de produire un vacarme inacceptable - 90 dBA et plus - affectant la santé et la qualité de vie. De surcroît, il n'est pas raisonnable de détruire l'aspect naturel des forêts du sud québécois, là où vivent les gens, en aménageant sans cesse des kilomètres et des kilomètres de sentiers pour véhicules motorisés en tous genres. De plus, une foule de ces engins sont encore équipés de moteurs deux temps de conception archaïque, moteurs atrocement polluants. Le gouvernement a beaucoup à faire dans ce dossier pour démontrer qu'il fait prévaloir la santé, la qualité de vie et la protection de l'environnement sur des intérêts économiques de pur court terme. Il doit commencer par mettre un terme à l'interdiction de poursuite pour inconvénients de voisinage causés par les quads et les motoneiges, interdiction en vigueur depuis 2004. Cette interdiction dénoncée par un très grand nombre de personnes brime le droit fondamental des citoyens d'intenter des poursuites s'ils sont agressés par le bruit et la pollution des véhicules hors route (VHR).

NOS REVENDICATIONS - RÉSUMÉ

•  Stopper tout développement de pistes nouvelles (33 500 km - en plus des 17 000 km de sentiers de quads)

•  Débat public sur le développement anarchique du loisir motorisé ces dernières années (BAPE, études environnementales)

•  Protéger la quiétude des citoyens sur les abords - habités - de toutes les pistes de motoneiges.  

•  Protéger la quiétude et les espaces naturels des parcs du Québec (pas de motoneiges sur le territoire des parcs).

•  Interdiction des moteurs deux temps de conception archaïque.

•  Exiger de BRP (Bombardier Produits Récréatifs, dont la Caisse de dépôt et de placement est actionnaire) qu'on fabrique uniquement des moteurs non polluants, non bruyants et non pétaradants (1) (pas plus de 75 décibels)

• Établir des normes strictes pour l'importation de véhicules de loisir motorisé produits ailleurs.

•  Mettre un terme à l'interdiction de poursuite pour inconvénients de voisinage causés par les quads et les motoneiges - une interdiction en vigueur depuis 2004.

•  Encourager la pratique de sports véritables, bons pour la santé et non néfastes pour l'environnement.

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(1) Dans le cas des motoneiges - tout comme des quads et des motomarines - , il s'agit d'engins qui grondent, pétaradent ou souvent les deux à la fois. Pareil type de bruit n'engendre pas du tout la même nuisance qu'un son homogène. Nous avançons que lorsqu'un son grondant ou pétaradant est produit, il faut ajouter 10 décibels à ce qu'enregistre le sonomètre pour rendre compte de la nuisance et par conséquent de l'irritation ressentie par la population.

Motoneiges : Fléau de l'hiver Québécois !

Vous étiez allé faire du ski de randonnée dans la magnifique Forêt Ouareau, près de St-Donat dans les Laurentides. Dès que vous avez commencé à skier, vous vous êtes mis à entendre les motoneiges circulant en bordure de la route 125. Le bruit produit, même si l’intensité diminue, vous poursuit sur plusieurs kilomètres, ce qui est inouï. Étonnamment ce ne sont pas les voitures, quatre ou cinq fois plus grandes et circulant en plus grand nombre, ni les camions en circulation qui vous agressent, mais ces petits engins qui font un vacarme d’enfer, qui grondent comme des enragées, dont les moteurs vous pénètrent les tympans de leurs mécaniques furibondes.

Le problème n’est plus local. Au cours des années, la même chose est arrivée à Morin-Heights, à Laval, au parc du Mont-Tremblant (secteur St-Donat), près de Melbourne (Bois-Francs), à l’Auberge du Lac-à-l’Eau-Claire (non loin de St-Alexis-des-Monts). La liste est longue. Vous n’en pouvez plus !

Et vous avez raison. Il n’est pas normal de ne plus pouvoir se rendre dans la forêt sans se boucher les oreilles avec une paire de bouchons d’oreilles (les plus performants soient-ils). Il n’est pas normal en ski de randonnée de ne plus parvenir, à cause des motoneiges, à regarder la forêt, à la respirer, à entendre sa quiétude. La forêt en tant qu’environnement disparaît. Doit-on y renoncer ? Certainement pas.
Ceux qui pratiquent le ski de randonnée ont-ils déjà importuné quelqu’un en s’adonnant à leur sport ? Évidemment non. Or au nom de quel principe, de quel avenir du monde les gens qui pratiquent la motoneige ont-ils le droit d’agresser d’autres personnes à ce point, de porter atteinte à une jouissance paisible dans des lieux de nature qui sont de surcroît des espaces publics ?

Selon le RQCB, la chose est injustifiable et doit changer.

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Vacarme de motoneiges et silencieux de voitures

Qu'on nous explique comment il se fait que les forces policières vous arrêteront si le silencieux de votre voiture est défectueux alors qu’elles permettent aux motoneiges de pétarader à qui mieux mieux impunément ?
Vous habitez un quartier dans la ville de Montréal. Vous prenez une marche chaque jour et passez sous ....l’autoroute métropolitaine. Or il y a de quoi faire réfléchir, même d’immenses camions circulant sur cette autoroute ne vous agressent pas autant que les motoneiges le font. La réponse à votre interrogation : les concepteurs de motoneiges ne font pas suffisamment d'efforts pour produire des engins silencieux. Et le gouvernment ne fait rien pour exiger que la chose soit faite.

Faisons pression sur les gouvernements pour qu’ils mettent en place des réglementations exigeant que tous les véhicules motorisés fauteurs de bruits soient équipés de moteurs non polluants et non bruyants d'une part, munis de silencieux et de systèmes anti-pollution adéquats d'autre part.

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Motoneiges et destruction de villages

St-Donat, de nouveau. Il est pitoyable de traverser ce village en hiver. Vous vous abstenez de vous y rendre ou alors y passez le plus rapidement possible. Les motoneiges circulent pratiquement sur les trottoirs, en quantité, leurs conducteurs n’ayant nullement l’air d’être conscients que vous souffrez à fond dans vos sens – vos oreilles, votre nez - et dans votre entendement - que la paix publique soit troublée à ce point par de pareils engins. D’un seul coup, ce village devient pour vous une représentation de ce qui se conçoit de plus absurde en cette contrée du Québec. Ce n’est plus l’environnement d’un village que vous fréquentez : c’est un parc d’attraction, c’est la Ronde, c’est une piste de course, c’est un garage malodorant... Mais ça n’a plus rien à voir du tout avec un village !

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Louangeons les riverains de la piste du petit train du nord. Dénonçons le gouvernement du PLQ

Q. : Nombre de motoneiges en circulation en 2005 au Québec ? R. : 161,404

- Décembre 2004 : victoire en Cour des riverains de la piste du Petit Train du Nord (Laurentides), se plaignant du bruit atroce causé par le passage des motoneiges. La juge Hélène Langlois, de la Cour supérieure, interdisait l’accès aux motoneiges sur un tronçon de 38 kilomètres du parc linéaire du Petit train du Nord. (1)

- Peu après, le gouvernement du PLQ décide odieusement d’interdire pour les deux saisons suivantes de s’adresser aux tribunaux pour se plaindre du bruit que font les motoneiges dans certaines zones.

- Juin 06 : encore plus odieusement, suivant le dépôt du projet de loi 9 sur la question, le gouvernement du Québec décide de prolonger de cinq autres années (jusqu’en 2011 !) l’interdiction de poursuite pour cause d’inconvénients de voisinage causées par les quads et les motoneiges. (2)

Autant se faire dire ceci : vous êtes agressés régulièrement, vous n’avez plus le droit de poursuivre votre agresseur. La mesure, ici, dans une société de droit, est absolument révoltante. L’accès aux tribunaux est bloqué. Le Barreau du Québec lui-même en a été sidéré. Le RQCB tient à dénoncer haut et fort cette interdiction. Au contraire, il y a lieu d’octroyer un prix aux gens de la Coalition qui avaient monté un dossier aussi rigoureux et de continuer la lutte avec eux. La fondation même du RQCB s’inscrit dans cette foulée, dans cette volonté.

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1) En cliquant sur l'hyperlien suivant, on peut se remettre en mémoire ce moment historique qu'a été la victoire en Cour des riverains de la piste du Petit Train du Nord (dans les Laurentides). Le texte du bulletin disponible sur le site Web de Radio-Canada s'intitule Victoire contre le bruit et la pollution de la motoneige.

http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/nouvelles/200412/02/004-JUGEMENTMOTONEIGE.shtml

http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/nouvelles/200412/02/004-JUGEMENTMOTONEIGE.shtml

2) Le jeudi 13 avril 2006, un article paraissait dans le journal la Presse et son équivalent Internet, Cyberpresse. L'article commentant l'odieux projet de loi 9 s'appelait Plus de recours contre le bruit des engins récréatifs. Une tribune téléphonique dans le cadre de l'émission Maisonneuve en direct avait porté sur le même sujet le 14 avril 2006. Il faut se rappeler que pareille décision avait soulevé un tollé considérable tant dans les milieux juridiques (le Barreau dénonçant la chose) que du côté des éditorialistes des principaux journaux québécois. On venait de dire à tous ceux souffrant du bruit des VHR : endurez, nous vous retirons tout droit de vous en plaindre juridiquement. Ce retrait de droit est toujours en vigueur !

http://www.cyberpresse.ca/article/20060413/frontpage/60413021/1024/cpactualites

http://www.radio-canada.ca/radio/maisonneuve/14042006/71776.shtml

Motoneiges dans le parc du Petit Train du Nord: Québec se désiste en appel - victoire des riverains mise en oeuvre

- Été 2009 -

Imre Szöke, membre du RQCB de la région de Rimouski a attiré notre attention sur l'article suivant de Bruno Bisson du journal La Presse. Il s'agit d'une excellente nouvelle et d'un événement qui mérite d'être souligné.


1er extrait :
"Le gouvernement du Québec et la MRC Les Laurentides se désisteront de leur requête en appel d'un jugement rendu en 2004, qui interdit la circulation des motoneiges sur une partie du parc linéaire du Petit Train du Nord entre les municipalités de Labelle et de Saint-Faustin-Lac-Carré.

Après sept ans de processus judiciaire, des centaines de riverains de l'ancienne emprise ferroviaire pourront enfin dormir sur leurs deux oreilles, en hiver comme en été. Ils pourront aussi toucher les indemnités prévues dans la décision rendue en leur faveur en novembre 2004 par la juge Hélène Langlois, de la Cour supérieure."

2e extrait :

"Le désistement de Québec, dans l'affaire du Petit Train du Nord, découle directement d'une décision rendue en novembre 2008 par la Cour suprême dans une affaire similaire qui a aussi traîné devant les tribunaux durant 15 ans. Le 19 novembre dernier, le plus haut tribunal du pays a conclu que 2000 résidants de Beauport, en banlieue de Québec, pourraient se partager des indemnités estimées à 15 millions en raison des inconvénients causés par les activités d'une usine aujourd'hui fermée de Ciment St-Laurent."


L'ensemble de l'article peut être lu en utilisant l'url suivant.

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/200907/03/01-880841-motoneiges-dans-le-parc-du-petit-train-du-nord-quebec-se-desiste-en-appel.php

Lire également le jugement Langlois, l'important texte qui a donné raison aux riverains du petit train du Nord,.

http://www.villedemont-tremblant.qc.ca/upload/File/Avis%20publics/20041130%20JUGEMT%20P_TIT%20TRAIN.pdf

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Interdire le polluant moteur deux temps de conception archaïque - un aspect de la question

Donnons la parole à André Chevalier, un lecteur de la Presse, qui, le 11 juin 06 dernier, résumait notre pensée sur la question.

« Le moteur deux temps a toujours été et reste encore énormément plus polluant et bruyant que le moteur quatre temps. Il rejette dans l’atmosphère des quantités énormes d’huile et d’essence mal brûlées, qui constituent une source de smog dans l’atmosphère et d’hydrocarbures qui se déposent dans le sol et se retrouvent dans les cours d’eau ; c’est à ce chapitre que les motoneiges, VTT (nous préférons utiliser le mot « quad », pour quadrimoto) et motomarines à moteurs deux temps sont des centaines de fois plus polluants que l’automobile (…) (nous soulignons). Dès leur invention, l’État aurait dû interdire l’utilisation du moteur deux temps dont les avantages sont dérisoires par rapport à la pollution chimique et sonore qu’ils causent. »

Le citoyen André Chevalier exagère-t-il, croyez-vous ? Parle-t-il à travers son chapeau ? Citons maintenant un extrait extrêmement éloquent d’un Mémoire déposé à la Commission parlementaire sur les transports et l’environnement (tenue en mars 2006), le Mémoire de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). D’abord, sur la question du bruit, on y lit ceci, à la page 9 du rapport :

« …les résultats d’un sondage mené en 2002 dans l’ensemble du Canada dans lequel un échantillon représentatif de Québécois ont participé, révèle que 55,5% des Québécois ont indiqué être dérangés à divers degrés par le bruit provenant de l’extérieur de leur maison en faisant référence aux 12 derniers mois (dans l’ensemble du Canada : 51%) (PNC Consulting, 2002). Le bruit émis par la circulation hors route, donc par les VHR compte parmi les principales sources de bruits incommodants. (Nos soulignés) »

Ensuite, sur la pollution atmosphérique, on lit la chose absolument étonnante suivante aux pages 12 et 13 du rapport :

« …on reconnaît qu’une motoneige dotée d’un moteur deux temps peut polluer autant que 100 automobiles (nos soulignés) et que la pollution émise par un quad équivaut selon le modèle à celle provenant entre 15 et 30 véhicules automobiles. (Sharpless, 2001 ; LISEPA, 2001) ».

Le gouvernement du PLQ s’est donc trompé de cible en interdisant toute poursuite contre les inconvénients causés par la motoneige. La motoneige, en plus de nous déranger immensément plus qu’une voiture quant au bruit, pollue autant que 100 automobiles ; c’est l’Institut national de santé publique du Québec (l'INSPQ) qui l’établit.

Comparons le bruit émis par les voitures et les camions aux bruits produits par les moteurs deux temps. On estime à :

65 dB le niveau de bruit d'une voiture roulant à 60 km/h à 20 mètres (site Wikipedia)
et
à 85 dB le niveau de bruit d'un camion roulant à 50 km/h à 20 mètres. (idem)

Or, tenez-vous bien, selon le Mémoire de l’Ordre des orthophonistes et des audiologistes du Québec (OOAQ) (présenté en juin 05 lors de la consultation publique sur les véhicules hors route ; voir p.15), il faut placer

entre 100 et 105 dB(A) le niveau de bruit produit par la motoneige, tout comme c‘est les cas pour la motocyclette…

Ces chiffres renversants expliquent le fait que le bruit des voitures nous soit supportable tandis que le bruit produit par les moteurs deux temps est, quant à lui, intolérable. Retenons ce qui suit. Il y a un seuil important à prendre en considération. En effet selon différentes études suisses (Cf. le dossier de Cercle Bruit Suisse intitulé Sons, bruits, vacarme, à la p.9) portant sur l’effet des nuisances sonores de la circulation routière, le seuil de tolérance se situe vers 60 dB(A) le jour et vers 50 dB(A) la nuit. En témoigne clairement le résultat d’une étude menée en 1988 à Bâle auprès de 1033 personnes vivant en famille avec des enfants en bas âge ;

cette recherche indiquait très nettement une augmentation massive de la nuisance à partir de 60 dB.

À 55-60 dBA, 7% des personnes se disaient fortement dérangées

alors qu’à 70dBA, c’est 42% des personnes qui se déclaraient fortement dérangés.

Imaginez juste un moment le nombre de personnes dérangées quand on passe à 90 dB(A) ou même à 100 et à 105dB(A), justement le niveau de bruit produit par les véhicules hors route que nous pointons.

En résumé, il est absolument inadmissible que les motomarines, les motocyclettes et les motoneiges soient plus bruyantes que le trafic urbain en général et que les camions diesel. Il est absolument inadmissible que le bruit associé au plaisir pris par certains à conduire des VHR agresse à ce point les gens qui ne s’y adonnent pas. Même si la compagnie Bombardier en profite, même si des emplois sont créés.

La protection de l’environnement atmosphérique et sonore, la protection du droit à la quiétude des citoyens, la protection de la qualité de vie au Québec exigent le plus vite possible l’interdiction du moteur à deux temps polluant.

Mais cela ne fait pas le tour de la question. Les moteurs à 4 temps ou certains moteurs 2 temps de type nouveau, s'ils améliorent un peu les choses sur le plan de la pollution atmosphérique continuent d'être profondément trop bruyants. Qu'on ne vienne pas répéter que les motoneiges - et les motomarines tout autant - d'aujourd'hui font quelques décibels de moins que jadis : c'est dérisoire par rapport à l'énormité du problème. Nous expliquons pourquoi deux paragraphes plus loin.

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Motoneige et tapage

Dans les documents vidéo suivants, extrêmement désagréables à regarder, on peut voir le lien intime qui existe maintenant entre le bruit et la motoneige, entre le loisir motorisé et les musiques tapageuses. Dans ce genre de pratique, il est évident que l'intensité est confondue totalement avec la fausse force de la musique forte et la fausse force du culte du moteur "puissant". Coupez-le son, passez au paragraphe suivant dès que vous en avez assez.


http://www.sled-headz.com/wm_broadband_384kps.wmv

http://www.snocrossracer.com/boondockers.html

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STRUCTURE DE SON GRONDANTE ET PÉTARADANTE

Il faut ici faire une précision importante. Nous ne pouvons pas tenir compte simplement du nombre de décibels produits. Il faut considérer la structure ou le caractère du bruit en cause. Dans le cas des motoneiges (des vtt et des motomarines tout aussi bien), il s'agit toujours d'engins qui grondent, pétaradent ou souvent les deux à la fois. Pareil type de bruit n'engendre pas du tout la même nuisance sonore qu'un son homogène. Nous avançons que lorsqu'un son grondant ou pétaradant est produit, il faut ajouter 10 décibels à ce qu'enregistre le sonomètre pour rendre compte de la nuisance et par conséquent de l'irritation ressentie par la population. Dans les cas des motoneiges - dont le bruit continue de ressembler à une scie à béton - aucune ne devrait produire davantage que 75 décibels et toutes sans exception doivent cesser d'être pétaradantes. Les moteurs à 4 temps, s'ils améliorent un peu les choses sur le plan de la pollution atmosphérique, continuent d'être profondément trop bruyants. L'industrie doit se mettre au travail pour fabriquer dans l'avenir seulement des moteurs non bruyants, non pas en considérant ses propres normes (1) (ce qui est assez inconvenant et induit le public en erreur), mais les chiffres qui correspondent objectivement à la qualité de vie à laquelle nous avons droit, c'est à-dire les chiffres auquels se réfèrent les Ordres professionnels d'orthophonistes et d'audiologistes, l'Institut national de santé publique du Québec et l'Organisation Mondiale de la Santé.

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(1) Comme celles établies par la Snowmobile Safety and Certification Committee (SSCC) par exemple, reprise par Conseil canadien des Organismes de motoneige.

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LE CARIBOU FORESTIER MENACÉ PAR LA MOTONEIGE

 (Photo archives La Presse) Il vaut la peine de lire cet article paru dans la Presse du 30 novembre 2007. Un titre pareil et une réalité pareille, est-ce étonnant ? Nous ne le croyons pas. L'être humain ne peut se comporter de n'importe quelle façon inadéquate et irresponsable sans que cela ait des conséquences. Et nous savons maintenant depuis des années que ces conséquences sont graves. Il est plus que symptomatique de constater que l'usage ultra-répandu de motoneiges bruyantes et polluantes mette en péril une espèce animale ici au Québec. Réagissons au plus vite ! Les espaces naturels et les autres espèces, on y tient. Voici le lien vers l'article de la Presse.

http://www.cyberpresse.ca/article/20071130/CPENVIRONNEMENT/711300866/6108/CPENVIRONNEMENT

En Colombie Britannique, c'est pour protéger les derniers caribous des montagnes que l'on a pris une série de dispositions, entres autres concernant la circulation des motoneiges. L'article qui suit fait état de dispositions visant un territoire forestier nouvellement protégé. On y souligne que les opérateurs de motoneiges ne pourront plus s'aventurer librement dans la forêt protégée. La mesure a été prise sur la base d'études scientifiques démontrant que le bruit de ces engins oblige les caribous femelles à dépenser tellement d'énergie pour s'en éloigner qu'elles en perdent parfois leurs portées.

http://www.sierraclub.ca/f/national/media/inthenews/item.shtml?x=1409

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Pendant que certains font valoir le "gros fun " qu'ils ont à se jouquer sur des engins polluants et bruyants pour les faire vrombir à qui mieux mieux, que d'autres se gargarisent avec les "retombées économiques" pour les régions, le documentaire PLANÈTE BLEUE/VU DU CIEL - LA TERRE, diffusé à Télé-Québec samedi le 26 janvier dernier, nous apprenait... qu'une espèce disparaissait toutes les 18 secondes. Quand une catastrophe est encourue par l'humanité, faut-il laisser aller ainsi la bêtise ?

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UNIVERSITÉ Mc GILL : POUR UNE MOTONEIGE PROPRE

Félicitations aux ingénieurs de l'Université McGill de Montréal de travailler à mettre au point une motoneige électrique. Le lien ci-dessous conduit à un article faisant état de leurs travaux méritoires.

http://ecologie.caradisiac.com/Universite-McGill-de-Montreal-pour-une-motoneige-propre-478

On peut se demander cependant comment il se fait que les gens de BRP - Bombardier Produits Récréatifs (1) - ici, au Québec, ne se soient pas employés déjà d'arrache-pied à réaliser de telles motoneiges non polluantes. Nous sommes persuadés quant à nous que si l'inventeur de la motoneige vivait aujourd'hui, il aurait oeuvré dans ce sens, lui, et au plus vite. Quant à ses successeurs, il semble qu'ils n'aient pas trop compris encore l'urgence de réduire toutes les formes de pollution.

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(1) Bombardier Produits Récréatifs (BRP) est une des principales sociétés productrices d'engins "récréatifs" motorisés. Il faut savoir que la famille Bombardier et la Caisse de dépôt et placement du Québec sont actionnaires à 50 % de BRP. Or, ces gens-là pourraient et devraient se comporter comme de véritables leaders en ce domaine en se positionnant à l'avant-garde dans le domaine du moteur non polluant et non bruyant. Hélas, ce n'est en rien le cas actuellement. On pense à produire et à vendre, c'est tout. Cela a quelque chose de scandaleux quand on pense à tous les enjeux environnementaux.

Les parcs Du QuÉBEC exempts de motoneiges

Nous avions vécu jusqu'ici un non sens ! Il était plus que temps que ce geste soit posé. Nous féliciterons la ministre si elle va au bout de son intention, donnant suite aux demandes de trois groupes environnementaux. Voici un extrait du communiqué de presse rédigé par ces trois groupes environnementaux québécois.

Québec, le 16 janvier 2008 — Les conseils régionaux de l'environnement (CRE), Nature Québec et Aventure écotourisme Québec (AEQ) estiment que la pratique de la motoneige et autres activités motorisées sont incompatibles avec la préservation de l'intégrité des parcs nationaux du Québec. Ils soutiennent la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), Mme Line Beauchamp, dans ses efforts visant à régulariser cette situation en appliquant rigoureusement la politique et le règlement sur les parcs. Les organismes demandent à la ministre de fixer à 2009 au plus tard l'arrêt de toute tolérance ou autorisation de circuler en motoneige ou en VTT dans les parcs du Québec.

François Cardinal, journaliste au quotidien la Presse a consacré à la question un excellent article intitulé LES MOTONEIGES EXPULSÉES DES PARCS. Dans l'édition papier de la Presse du 17 janvier 2008 ou dans cyberpresse à l'adresse suivante.

http://www.cyberpresse.ca/article/20080117/CPACTUALITES/801170825/1019/CPACTUALITES

Écoutez aussi le reportage à la télé de Radio-Canada sur l'interdiction des motoneiges dans les parcs du Québec :

http://ca.youtube.com/watch?v=iqQaCtWJFdc

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Témoignages


D'UNE ASSOCIATION LOCALE DE DÉFENSE CONTRE LE VACARME DES MOTONEIGES ET DES QUADS

Bonsoir,

Vous pouvez ajouter mon nom à votre liste de membres. Chez-nous la problématique est surtout liée aux véhicules récréatifs et aux silencieux modifiés.

J'inclus l'hyperlien à un mémoire que nous avions préparé sur le sujet (celui des quads et des motoneiges).

Lucie Audet
St-Jean-Baptiste (Montérégie)

POLLUER POUR LE PLAISIR :
http://www.mtq.gouv.qc.ca/portal/page/portal/Librairie/Publications/fr/securite/vhr_consultation/memoires/28juin_cqvesjb.pdf

Note du RQCB : Un excellent mémoire, soit dit en passant.

VTT ET MOTONEIGES

Bonjour,

Je suis d'accord avec vous, le bruit de toutes sortes est quelque chose auquel on doit mettre un frein.

Dans ma région, les vtt et motoneiges font partie du problème en plus de voisins avec des systèmes de son démentiels, incluant cinéma maison qui nous fait vibrer d'une maison à l'autre, jeunes rappeurs avec leurs boîtes à musique, ''gros bicycles à gas'', etc....

Nos forêts et boisés n'ont plus rien de paisible, ils ne sont plus des endroits de ressourcement, pas plus que nos banlieues d'ailleurs. 

Vous pouvez me compter du nombre !

Denis Côté, Saint-Lazare de Vaudreuil

EN ARRIÈRE DE CHEZ MOI

Je demeure à St-Jean-de-Matha depuis 6 mois. Je me suis dirigée dans cette belle région de Lanaudière pour y trouver le calme, la quiétude et la paix. En arrière de chez moi, il y a une forêt et en arrière d'elle des champs. Je me fais envahir par le bruit des motoneiges, l'hiver et par les VTT et les motocross, les autres saisons. Si on ne peut trouver la tranquillité ici, où est-ce qu'on ira ? Rues Ste-Catherine, boul. René-Lévesque ?

Peu importe, il ne s'agit que d'un exemple parmi tant d'autres....c'est pourquoi je m'intéresse à votre cause. Vous pouvez donc ajouter mon nom à la suite des autres.

Lyse Beauchemin, St-Jean-de-Matha, Qc

TINTAMARRE À STE-MARTHE

Bravo à Messieurs Leclerc et Julien du Regroupement québécois contre le bruit pour leur texte paru aujourd'hui dans le Devoir. Le lac des Deux-Montagnes devient l'hiver un centre de pêche sur la glace, une piste interprovinciale de motoneiges, une piste d'accélération pour quads sport, une exposition de VUS de tout acabit, un concert de perceuses de glace à gaz avec de la musique crachée de systèmes audios décapants. Les autorités locales semblent se dire impuissantes. Qui contacter pour faire cesser ces machines circulant à toute vitesse, à toute heure du jour et parfois de la nuit ? Machines faisant peut-être le bonheur des marchands et des fabricants mais le désespoir des citoyens victimes de leur mauvaise utilisation. En ce temps des fêtes, en plus de demander que soient produits des engins cent fois moins bruyants, tous les gens de bonne volonté devraient s'atteler à la tâche de civiliser l'usage de ces gros joujoux motorisés.

François Cayouette, Ste-Marthe-sur-le-lac, Qc - décembre 2007

Note du RQCB : La personne témoignant ici de ce qui se passe dans sa région fait référence à un texte intitulé Terre de Tintamarre, qui a été publié dans le Devoir le 14 décembre 2007

MOTONEIGES, VTT, VOITURES BRUYANTES...

Bonjour,

Je suis entièrement d'accord à ce qu'il y ait un mouvement mis en marche pour que le bruit cesse.

Nous demeurons en ville et nous sommes dérangés de plus en plus par les VTT et les motoneiges, sans oublier les automobiles munies de toutes sortes de gadgets faisant un bruit terrible accompagné d'une musique infernale...

Nous sympathisons à cette cause en espérant que nos  dirigeants sauront agir.

Bonne journée

Bernard et Lise Dumont, Coaticook, Qc - décembre 2007

MOTONEIGES DANS UN PARC : UN NON-SENS...

Je fréquente depuis 1982 le merveilleux Parc National du Mont Tremblant. Comme vous le savez peut-être déjà, il s'agit d'un vaste territoire de 1510 Km², parsemé de 4 majestueuses rivières et de plus de 400 lacs d'eau pure et cristalline. C'est dans les Laurentides, géologiquement la plus vieille chaîne de montagne du monde, en alternance, massifs rocheux impressionnants et vallées de douces collines se succèdent pour nous offrir un paysage à couper le souffle. Toute cette étendue territoriale est presque intouchée, sauvage et entièrement naturelle. Il y a mêmes des endroits où l'on peut se dire, sans grands risques de se tromper, qu'on est le premier être humain à y poser le pied !!!Or voilà, depuis plusieurs années, des voies d'accès principales de ce parc sont ouvertes aux motoneiges en hiver. La motoneige dans le parc est un non-sens. Ces machines sont extrêmement bruyantes et polluantes. Une heure de fonctionnement d'une motoneige à moteur deux temps rejette dans l'atmosphère et dans la neige l'équivalent-pollution d'une voiture de tourisme moderne à moteur quatre cylindres qui aurait parcourue près de 20 000 Km !!! (source: Centre national de recherche du Canada). Ces motoneiges qui sillonnent le parc tout l'hiver durant polluent la neige, qui, en fondant au printemps, cause un véritable choc toxique pour les sols et les eaux de surface. De plus, le bruit et la forte odeur de carburant ainsi engendré stressent les animaux du parc entravant la bonne marche des activités de reproduction et de chasse de ces derniers.

Il faut que ça cesse. J'ai donc décidé de mettre en branle tout un train d'interventions et de mesures pour tenter de sensibiliser "les amis du parc", les autorités et le public en général pour qu'éventuellement cette pratique odieuse de la motoneige dans le Parc National du Mont Tremblant soit à jamais interdite. Je n'aurai de repos que lorsque j'aurai atteint mon but.

Bien à vous,

Bruno Longpré, Lanaudière-nord - 14-02-07

PARCS, RANGS DE CAMPAGNE, RUES DE VILLAGE, COURS D'EAU NE SONT PAS DES ENDROITS APPROPRIÉS POUR DE TELS ENGINS

Je suggère que le gouvernement utilise les services d'anthropologues afin de connaître qui sont les utilisateurs de machines polluantes - motoneiges, vtt, motocross, sea-doo ou encore cruiser. On pourrait cibler les besoins de ces utilisateurs ! Leur proposer de réelles façons de faire du sport !
Une publicité à la télévision pourrait faire prendre conscience ce qu'occasionnent de tels engins comme pollution !
Les parcs, les rangs de campagnes, les rues de villages, les cours d'eau ne sont pas des endroits appropriés pour de tels engins.
Il est urgent de penser à protéger la planète sur laquelle nous vivons.


Claudette Piché, de la Mauricie - 26 janvier 2008

EXPÉRIENCE DÉSAGRÉABLE

Nous avons vécu personnellement une série d'expériences extrêmement désagréables reliées aux motoneiges notamment dans le parc du Mont-Tremblant (secteur St-Donat) il y a de cela sept ou huit ans. Nous avions été outrés en faisant du ski de fond de devoir endurer à proximité du sentier de ski de fond, en parallèle, l'épouvantable vacarme de ces engins de même que leur odeur pestilentielle. La douleur était à la fois immédiate mais elle était aussi de principe. Nous avions alors adressé une plainte écrite, manifesté notre irritation aux gardiens du parc qui comprenaient très bien notre révolte et nous appuyaient en nous disant toutefois que les choses étaient à l'étude, que ça allait changer. Après 7 ou 8 ans, voilà le moment venu de faire cesser une absurdité qui dure depuis trop longtemps. C'est le même phénomène partout ailleurs qui sévit.

R-D. Julien, amoureux de la nature....

DE ST-ALPHONSE-DE-RODRIGUEZ

La Lanaudie se vante partout dans le monde d'être le paradis de la motoneige. Du fleuve aux hautes-montagnes de la Mattawinie, nous sommes littéralement envahis par ce monstre polluant et bruyant qui gâche la beauté bucolique de nos beaux paysages. Il n'y a pas qu'à Saint-Donat où les motoneiges circulent sur les trottoirs. À Saint-Alphonse-de-Rodriguez où où je demeure, deux pôles sont facilement observables. Sur la 343 où l'on retrouve tous les commerces, les fins de semaines l'air est tout simplement irrespirable. Des centaines de motoneiges s'y retrouvent au grand bonheur des restaurateurs. Mais il y a pire, la piste de motoneige traverse le village même là où vivent les personnes âgées. Les motoneiges passent à cinq pieds des maisons, les piétons doivent se tasser à leur passage car elles circulent à des vitesses dangereuses malgré les indications. Venez faire un tour à Saint-Alphonse et vous constaterez à quel point la situation est dangereuse et désastreuse. J'aimerais bien faire partie du regroupement pour m'aider à combattre ce fléau grandissant.

Pierrot Grimard, Saint-Alphonse en Lanaudie, Qc - 28 janvier 2008

RÉGION DE CHAMBLY

Le témoignage suivant a été recueilli par André Corbeij, journaliste au journal de Chambly. On en prend connaissance dans un article excellent intitulé LE RETOUR DE L'HOMO VROMBISSUS.

"Les nouvelles zones résidentielles qui longent les terres agricoles sont de plus en plus incommodées par le vacarme généré notamment par les véhicules récréatifs", écrit le journaliste.

Sylvie, une résidante de l'est de la Montérégie qui souhaite préserver son anonymat, vit au coeur de ce nouveau fléau. La dame réside non loin de la route 112, dans un nouveau quartier résidentiel situé près de terres agricoles. Elle est exposée quotidiennement au va-et-vient incessant des VTT et des motoneiges.

"Cet hiver, les skidoos roulaient sur les sentiers 24 heures sur 24, la pédale dans le tapis. Ils ne ralentissaient même pas aux abords des zones résidentielles. Je me faisais réveiller deux à trois fois par nuit. Les VTT font pire. Ils roulent dans nos rues en malades à toute heure du jour et du soir. Au printemps, ils détruisent les semences des agriculteurs sur les terres. La police n'est jamais là pour les pincer sur le fait. La police, on ne la voit jamais dans nos rues», fulmine la dame, qui semblait soulagée par cette confession.


Chambly - 22 avril 2008

LU DANS UN BLOGUE : SAINTEPAIX.BLOGUE.CA

MAUDITE POLLUTION !!!

le 9 décembre 2007 à 07:31

J'ai acheté ma maison parce que mon terrain borde le club de golf, parce que c'est un cul-de-sac, parce que le haie cache les voisins. La SaintePaix quoi ! Mais durant toute la journée, un imbécile de première s'est amusé à faire pétarader son VTT, et plus tard, un autre imbécile s'est amené sur sa motoneige... Ils ont sillonné le terrain de golf derrière chez moi de long en large en faisant voler la neige et en arrachant quelques touffes d'herbe. Je n'ai pas le numéro du propriétaire du club de golf mais je sais qu'il ne sera pas content de voir dans quel état sera son terrain au printemps ! J'ai dû subir le bruit de ces engins (ils donnaient du gaz plus qu'il n'en fallait) toute la journée car ces personnes très brillantes n'ont pas pensé aller à la campagne. Ils ont préféré faire enrager toute la rue ! Pourquoi écoeurer les gens ? Pourquoi polluer autant pour absolument rien ? Ne savent-ils pas qu'une heure de motoneige pollue autant qu'une voiture durant un an ? Et moi, je respire Ça ! Pas très bon pour mon asthme.

Quelle différence y a-t-il entre un conducteur de VTT ou de motoneige et un réfrigérateur ?

La lumière.

DES CALAMITÉS

Posté le 10 décembre 2007 à 05:11 par tommie

Je considère toute utilisation d'un véhicule moteur pour une autre raison que pour nous amener de point A à point B comme une calamité, surtout quand il s'agit de moteurs à deux temps. Les VTT, les motoneiges, les bateaux à moteur, les motos marines... Que ce soit à la campagne ou en périphérie d'une ville, ils n'ont pas leur place. Au nom de quoi a-t-on le droit d'énerver et d'empester tout un voisinage ? Au nom du culte de la vitesse et du moteur ? Qu'ils aillent sauter d'un pont avec une corde aux pieds, s'ils veulent des sensations fortes. Au moins, ça ne dérangera pas personne.
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Si on veut lutter contre le réchauffement climatique, il faudrait interdire tout véhicule "de loisir" à moteur. D'ici quelques années, avant que l'être humain disparaisse de la terre, la communauté humaine reviendra à une vie plus en accord avec nature. Mais combien seront-ils ?
Merci de ta visite,
SaintePaix

http://saintepaix.blogue.ca/33346/Maudite+pollution!!!.html

JE SUBIS LE TRAFIC DES MOTONEIGES DEPUIS...

J'habite à Val Bélair, et cela fait 12 ans que je subis le trafic des motoneiges. J'ai fait plusieurs plaintes à la ville de Val Bélair et aussi à la ville de Québec depuis la fusion, je n'ai jamais reçu de réponse ni ne me suis vu proposer d'action satisfaisante depuis l'élection du nouveau maire Régis Labeaume, je vais tenter ma chance de nouveau en espérant avoir une réponse plus satisfaisante. J'aimerais aussi avoir du support dans ma démarche et devenir un membre de votre association, et j'aimerais bien que la loi se modifie en ma faveur...Merci pour cette nouvelle association, je me sens moins seule...

Annie Simard, Québec, Qc - 3-03-09

DE LA-BOSTONNAIS

Nuisances sonores qui m'irritent le plus : Les loisirs motorisés (quads, motoneiges et autres véhicules rampants qui prolifèrent partout... sans restriction).

Jean, nouveau sympathisant de La-Bostonnais (agglomération de La Tuque) - 10 avril 2009

DE ST-DONAT

Les nuisances sonores qui m'irritent le plus sont les motos, les motoneiges, les motomarines, enfin tous ces "ca..." (écrit M. Dumouchel), tous ces gens qui s'amusent à faire du bruit pour rien...

Yvan Dumouchel, Saint-Donat, Qc - 16 juin 2009

UN TÉMOIGNAGE ÉLOQUENT DE NOMININGUE

Nous résidons au Grand Lac Nominingue dans les Hautes-Laurentides. Un vrai paradis durant la période estivale qui se transforme en enfer durant la période d'hiver. Le motif : notre résidence est située à 20 mètres à peine de l'emprise du Petit Train du Nord. La piste cyclable se transforme en autoroute pour motoneiges. De plus, compte tenu de la configuration de notre terrain, nous nous retrouvons véritablement prisonniers de notre entrée de maison. Il nous est donc difficile de sortir à l'extérieur l'hiver car nous aboutissons directement sur la piste. Comble de malheur, l'intersection d'une autre piste venant de la montagne est aussi située à grande proximité de notre résidence (cette intersection avait été installée dans le chemin d'accès à notre résidence et, suite, à nos nombreuses représentations, a été déplacée de quelques mètres).

La zone de circulation est clairement identifiée 30km/h. La très grande majorité des motoneigistes circule à 100km/h. Il y a un arrêt obligatoire au coin de notre chemin d'accès. Une très infime minorité de motoneigistes fait cet arrêt. À toutes les fois que nous sortons avec notre automobile sur notre chemin, nous risquons une collision. De plus, compte tenu de l'existence de l'intersection, de très nombreux motoneigistes arrêtent pour fumer, boire une bière et uriner.

Par manque de connaissance à l'époque, nous n'avons pas joint le recours collectif de résidents de la région de Labelle.

Nous souffrons donc tous les hivers cette situation qui devient de plus en plus intolérable et inacceptable. Malgré nos nombreuses représentations auprès de diverses instances (Député, MRC, Municipalité de Nominingue, Table de concertation, Sureté du Québec), rien ne bouge. Toutes les instances se renvoient la balle et aucune ne prend véritablement à cœur les intérêts des simples citoyens que nous sommes (nous étions un peu idéalistes ou naïfs en faisant toutes ces démarches) On nous écoute poliment, sans plus. On doit nous considérer comme des emmerdeurs de première classe, surtout à la municipalité. Bref, pour citer Pierre Foglia dans sa chronique dans la Presse intitulée "La prochaine peste , on s'en fout"(1). Ce dernier traite du problème de l'exploitation du gaz de schiste et de la perte d'un des biens les plus précieux du citoyen : la tranquillité. Dans notre cas, ça fait des années que nous perdons, tous les hivers, ce bien. De plus, qui achèterait une résidence située à 20 mètres d'une autoroute de motoneiges.

Nous avons enduré le moratoire en espérant que nos démarches donneraient des résultats et que des solutions émergeraient. (encore une fois, notre grande naïveté) Rien. Nous avons repris espoir lors du jugement Langlois concernant la circulation des motoneiges dans la région de Labelle. Nouvelle consternation lorsque nous apprenons que les associations de motoneigistes demandent, ni plus ni moins, que le moratoire devienne permanent. Ce serait reconnaître qu'il existe deux catégories de citoyens au Québec : les citoyens de la régions de Labelle qui ont eu l'intelligence de poursuivre et les autres qui peuvent aller se faire cuire un œuf .

Si la nouvelle Loi sur les VHR, qui doit être déposée sous peu, introduisait de nouveau un moratoire, nous songeons, plus que sérieusement, à utiliser les tribunaux. Ça nous semble, après nos nombreuses et infructueuses démarches, la seule issue qui nous reste. Bref, assez c'est assez

Diane Vendette/Jacques Adam, Lac Nominingue, Qc - 4 septembre 2010

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(1) La Presse, 7 août 2010

EN VISIONNANT LE REPORTAGE SUR LE BRUIT À TÉLÉ-QUÉBEC

Motoneige
C'est en visionnant le reportage sur le bruit de l'émission La Vie en Vert (site internet Télé-Québec) que j'ai pris connaissance de l'existence de votre site. Je demeure en milieu semi-rural, à proximité de la ville de Gatineau, et à 1000 pieds à peine de la rivière des Outaouais. Les bruits qui m'irritent le plus sont ceux produits par les VTT et les motocross de même que les motoneiges qui empruntent sans autorisation les chemins municipaux pour accéder à la rivière. Certains voisins qui font moult tours de pistes en VTT ou motoneige sur un terrain d'à peine un acre et qui autorisent leurs enfants ou petits-enfants à faire de même. Et je ne parle même pas de l'emprunt de la route 148 pour avoir accès à des terres privées pour la pratique de leur... « sport ».


Personnellement, je serais très heureuse que nous puissions avoir un jour une politique nationale sur le bruit, mais je crains que l'on soit très loin de la coupe aux lèvres si l'on se fie à la récente décision de Norm MacMillan, ministre des Transports et malheureusement député de notre région, de suspendre le droit de poursuivre les motoneigistes pour bruit excessif. Les citoyens des Laurentides qui ont légitimement gagné leur cause devant les tribunaux québécois et ceci à grands frais se voient privés de leurs droits depuis trois ans et ils le seront encore pour les six prochaines années si j'ai bien compris. Ceux-ci doivent être encore plus amèrement déçus. 
Je suis très heureuse d'avoir fait la découverte de votre site et je passerai le mot autour de moi.


Marie-Claude Pineau - Pontiac, secteur Breckenridge (Outaouais), Qc - 1er novembre 2010

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NOTE DU RQCB : Mme Pineau fait référence à l'émission du 26 octobre 2010 de LA VIE EN VERT à TÉLÉ-QUÉBEC. On peut la visionner en utilisant l'hyperlien suivant .

http://vieenvert.telequebec.tv/occurrence.aspx?id=642

Au sujet de ce qu'aborde cette nouvelle adhérente à la fin de son courriel, nous référons le lecteur au paragraphe daté du 1er novembre 2010 dans notre section NOUVEAUTÉS qui aborde précisément cette question.